Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
865
JPEG-Download
 

865

prouver un sentiment bien doux : nous portons les témoignageséclatons de satisfaction et de confiance qui vous ont été donnéspar l’organe constitutionnel de la volonté nationale.r Appelés par le peuple Français pour voter la Loi , vous poivrezencore porter au gouvernement qui vous aura interrogés, lé tributentier de vos sentimens et de vos lumières.

Le sénatus-coilsulte organique, dont vous entendrez la lecture»honore aussi le corps législatif dans la personne du magistrat quiprononcera la Loi . Sa nomination sera plus solénnelle, s rs fonctionsplus durables, sa dignité plus imposante ; et si le Premier Consuldoit avoir quelqu’influence dans lé clmix d’un ((résident que desrelations plus suivies rapprocheront davantage du gouvernement,ce choix» toujours fait dans un petit nombre de candidats, n’ensera pas moins l’ouvrage du corps législatif qui les aura présentés.

Enfin, vos sessions s’ouvriront à l’aienir par le Premier Consullui-même, avec la pompe et l’éclat conven ble à une bruni liedistinguée de la représentation d'un grand peuple. C’est sousces heureux auspices que vous allez rentrer dans la carrière ; elleoffre encore une vaste champ à votre Zt le. L’infatigable activitédu génie qui gouverne à solide en même teins tous les maux de laRépublique,les racines en étaient antiques ët prof rides,des passionsfunestes les avaient aigiis, et des pois ms habilene nt prépaiés pardes mains ennemies, en avaient encore augmente la masse.

Sans doute les plaies les plus dangereuses sont cicatrisées; maistant de maux si invétérés ne se goéiis-ent pas à la fois et dans uncourt espace ; il en est dont le remede ne se rencontre que dansIfe régime soutenu d’uite législation douce et sage ; et si l’honneurde la présenter est réservé au gouvernement, le corps législatifS’associe à sa gloiie par l’adoption qu’il sait faire de tout ce quipeut être bon et utile.

Vous avez déjà, dans le cours de la derniere session, posé lesfondemens d’un code sür les principes éternels d’une justice im-muable ; vous courrorinerez ce grand édifice ; c’est un monu-ment que vous aurez élevé à la sûreté, à la liberté, à la propriété,bienfaits sans lesquels il ne peut y avoir pour les citoyens ni paixni bonheur.

Les nations jugeront votre oüvràgè ; il n’appartient qu’au temsde marquer aux législateurs la place qui leur est düe: mais ceque nous pouvons prévoir et garantir, c’est le sentiment de sur-prise et d’admiration dont nos vœux ne pourront jamais se défen-dré, quand ils verront» du choc de toutes les passions» de l’agita-tion des esprits dans tous les sens, de la confusion d’une adminis-tration sans réglé» du sein d’une corruption totale, du callos enfinde l’anarchie, s’élever un gouvernement qui, dès sa naissance,aura réuni toute la vigueur de la jeunesse à toute la prudence de lamaturité; qui, déployant au même degré activité et sagesse, ainspiré en même tems confiance à tous les gouverneniens justes etet modérés, effroi aux gouvernemens ambitieux-et parjures ; quisans cesse occupé de préparatifs militaires dont il dut même créettour les élémens, réparant cependant chaque jour et dans chaque5 S