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attente, Nos vaisseaux fie guerre sont rentrés dans les ports del’Europe ; un seul, qui depuis long-tems était condamné à n êtreplu- qu’un vaisseau de transport, est tombé au pouvoir del’ennemi.
De d<ux cents millions que les croiseurs Anglais pouvaient ra-vir à notre commerce, plus des deux tiers ont été sauvés: noscorsaires ont vengé nos pertes par des prises importantes, et lesvengeront par de plus importantes encore.
Tobago , Sainte-Lucie, étaient sans défense, et n’ont pu quese rendre aux premières forces qui s’y sont présentées; niais nosgrandes colonies nous restent, et les attaques que les ennemis onthasardées eontr’elles ont été vaines.
L'Hanovre est en notre pouvoir. Vingt-cinq mille hommesdes meilleures troupes ennemies ont posé les armes, et sont restéesprisonniers rie guerre. Notre cavalerie s’est remontée aux dé-pens (le la cavalerie ennemie ; et une possession chcre au Roid'Angleterre, est, entre nos mains, le gage de la justice qu’il seraforce de nous rendre.
Chaque jour le despotisme Britannique ajoute à ses usurpa-tions sur les mers. Dans la derniere guerre il avait épouvanté lesneutres en s’arrogeant, par une prétention inique et révoltante,Je droit de déclarer des côtes entières en état de blocus. Danscette guerre il vient d’augmenter son code monstrueux, du pré-tendu droit de bloquer des rivières, des fleuves.
Si le Roi d’Angleterre a juré de continuer la guerre jusqu’à cequ’il ait réduit la France à ces traités déshonorans que souscri-virent autrefois le malheur et la faiblesse, la guerre sera longue.La France a consenti dans Amiens à des conditions modérées; ellen’en reronnoStra jamais de moins favorables ; elle reconnaîtrasurtout jamais, dans le Gouvernement Britannique, le droit delie remplir de ses engagemens que ce qui convient aux calculsprogres-ifs de son ambition, le droit d’exiger encore d’autres ga-ranties, après |a garantie de la foi donnée. Eh ! si le traitéd’Amiens n’est point exécuté, ou seront, pour un traité nouveau,une fois plus sainte et des sermens plus sacrés !
La Louisiane est désormais associée à l’indépendance des EtalsUnis d'Amérique. Nous conservons là des amis, que le souvenird’une commune origine attachera toujours à nos. intérêts, et quedes relations favorables de commerce uniront long-tems à notreprospérité.
Les Etats Unis doivent à la France leur indépendance; ils nousdevront désormais leur affermissement et leur grandeur.
L’Helvétie est rassise sur ses fondemens, et sa constitution n’asubi que les changemens que la marche du tems et des o)>inionslui a commandés. La retraite de nos troupes atteste la sécuritéintérieure pt la tin de tontes sps divisions. Les anciennes capitu-lations ont été renouvelées et la France a retrouvée ses premiersgt ses plus fideles alliés.
Le calme regue dans l’Italie ; qne division de l’armée de la