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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Ainsi se soutint, ainsi arriva même à un degré assez haut deprospérité l'utile établissement du Mont de Piété . ’

Ou fit construire au marais, rue de Paradis, un vaste édifice oùdes magasins bien ordonnés, des clôtures solides, des communica-tions faciles garantissent la sûreté des dépôts, l’ordre de leur classe-ment, la commodité des rapports entre les employés et les em-prunteurs.

Les événemens de 17,8.9 apportèrent de notables et affli»eanschange mens dans l’état du Mont de Piété .

1. Ceux «pii avaient des fonds dans sa caisse sur simples billetssans aliénation de capital, les retirèrent en grande partie.

2. L’administration de l’Hôpital général fut changée, et sonrenouvellement ne donna pas même l’espérance de voir renaîtrel’ordre quelle avait établi.

3 . Les maisons clandestines de prêt sur gages se rouvrirent etune police dont la surveillance se dirigeait sur d’autres objets leurlaissa exercer avec impunité leur brigandage.

4. L’autorité du lieutenant-général de police qui agissait avecrapidité et sans obstacle, la surveillance de la grand chambre duparlement ne furent qu’imparfaitement remplacées par l’autoritédu maire de Paris et des tribunaux de police municipale, et parla surveillance du conseil-général de la commune distraits d’ailleurs,par la succession rapide des événemens dont ils étaient les acteursles régulateurs ou les spectateurs.

5 . Enfin la création du papier monnaie présagea et effectuaientôt l’anéantissement de toutes les ressources du Mont de Piété .

Les assignats décroissaient de valeur suivant les progrès suc-cessifs de leur émission. Le prix des effets apportés en nantisse-ment s’accroissait dans une proportion relative.

Ainsi, les valeurs existantes en caisse diminuaient, les valeursplacées dans les magazins diminuaieni également de prix réel, etquand les assignats cessèrent d’avoir cours, Padminstration avaità peine de quoi payer les dettes exigibles les plus urgentes.

Il lui restait un édifice inutile, un mobilier sans emploi descommis sans travail, des créanciers sans gages, des malheurs sansespérances.

Le gouvernement, l’administration qui existaient alors, à peineinstallés dans leur fonctions, occupés d’assurer ou de défendreleur existence, étaient peu propres à réparer de tels maux. Legénie de la destruction dominait toujours ; celui qui devait recréerne paraissait pas encore.

Alors naquirent ces essaims de prêteurs sur gages, spéculateursavides, se dessaisissant parsimonieusement de quelques piècesde métal, encore rares, en échange de meubles estimé, nagneresà une valeur nominale arbitraire et si prodigieuse, réduits en cemoment à une valeur réelle arbitraire également, mais si misérable.

Alors se formèrent de toutes part, dans cette immense cité, desmagasins immenses aussi, remplis des ornemeris arrachés auxhabitations démeublées el désertes.

Alors; à côté de la maison de jeu où la paSsiou allait risquer sou