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solennement par la police, puni avec éclat par les parlenlens en lauersoiine de quelques misérables sans protecteurs, il fut tacite-ment toléré, sourdement protégé, et même, si l’on en croit d’assezvérédique, auraient pu efficacement le défendre ou l'empêcher.
Enfin, le Gouvernement reconnut que, pour prévenir'les prêtssur 2 a®es, clandestins et spoliateurs, il fallait établir une maisonpublique et bien faisante, qui aidât le malheureux sans le ruiner,et empêcha d’obscurs brigands de le dépouiller, en paraissant lesecourir.
Des lettres patentes, de Décembre 1777» fondèrent le Mont dePiété .
Le lieutenant-général de police et quatre administrateurs del’hôpital général de Paris, forent charges de sou auministrationsupérieure.
Un directeur général fut préposé à son administration immédiate.
Sa comptabilité fut soumise à quatre conseillers de grand cham-bre du parlement et à un substitut du procureur-général.
L’administration fut autorise à faire des réglemens, à la chargede leur homologation au parlement.
Le Mont de Piété eut ses causes commises devant le lieutenantgénéral de police, sauf l’appel au parlement.
Il obtint la faculté d’établir dans les divers quartiers de Paris des commissionnaires correspondais avec la maison centrale ; et leprêt sur nantissement fut interdit à tous autres, sous les peines lesplus, séveres.
Létaux de l’intérêt fut fixé à 10 pour cent par an, non pas, àla vérité, d’une maniéré expresse, mais implicitement par l'autori-sation accordée à L’administration de retenir 2 deniers pour livrepar mois, pour frais de régie, ce qui revient à 2 sous puur livre,par an, ou un dixième.
Telles furent les principales bases sur lesquels s’éleva l’utileinstitution du Mont de Piété à Paris .
C’était beaucoup de l’avoir créé pourtant ce n’était pas assez, cen’était rien, si, en le destinant à faire des prêts, on ne lui donnaitles moyens de les effectuer.
La caisse de l’hôpital général avait peu de fonds ; ils furentpromptement épuisées.
Des lettres patentes autorisèrent un emprunt de 4 millions à 5pour cent, sur les revenus de l'hôpital général. Mais les empruntsnationaux offraient de telles chances, de si grands bénéfices auxplacemens, que celui du Mont de Piété ne fut pas rempli.
En vain appella-t-on, en 1/79, par des nouvelles lettres pa> entes,et en offrant des avantages assez étendus, les Génois à y participer ;on n’obtiut encore que des sommes insuffisantes comparés auxbesoins.
Ces besoins s’élevaient à cette époque, ainsi qu’on en a pujuger,à environ 10 millions que le prêt sur gages absorbait
On suppléa à ce qui manquait par des emprunts à termes à 6pour cent, et sur simples billets ou reconnaissances du directeur-général.
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