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Une nouvelle organisation de Mont de Piété le remettra à uneadministration gratuite qui ajoutera à la confiance.
Les hospices de Paris échangeront contre du numéraire desmaisons qui leur sont à charge, et dont le pris, formant en partiela dotation du Mont de Piété , s’unira ans fonds des actionnaireset aux capitaux des prêteurs, pour devenir d’une autre maniéréle patrimoine du premier.
Jamais, législateurs, vous n’aurez voté une loi pins utile quecelle qui fera disparaître un fléau également nuisible et honteux-et, en la prononçant, vous assurerez une baisse nouvelle de l’in-térêt de l'argent ; vous aurez détruit un trafic infâme qui n’estqu'une usure criminelle ; vous aurez bien mérité tout à-la-foisdu commerce, de la morale, et de l’infortune.
Les nommés Picot et Lebourgeois, après avoir exercé pen-dant plusieurs années leurs brigandages dans la chouannerie,poursuivis par les tribunaux et la gendarmerie, passèrent à-Londres , ils y furent accueillis comme Georges, Debar, Guil-lermot, Limolean, Hyde, Saint Hilaire et autres brigands quel’Angleterre entretenait contre l’esprit et la foi du traitéd’Amiens , afin de s’en servir suivant son intérêt.
Peu de teins après la paix d’Amiens , lorsque les menacespouroblemr nu traité de commerce furent infructueuses ; que latranquillité du Confinent rétablie à Ratisbonne , convainquit lesolygarches du Cabinet de Londres de l’utilité dont il serait pourleur intérêt de se défaire du Premier Consul, ils chargèrent cesindividus de faire une nouvelle tentative d’une machine infernale.
Picot et Lebourgeois partirent de Londres munis d’instructionset d’armes, telles que pistolets à vent, cannes à poignard, cepen-dant ta police qui à l’œil partout où l’on trâme des complots etoù l’on ourdit des crimes, n’avait garde de perdre Londres devue. Elle fut avertie du départ et de la mission des deux bri-gands, et le grand juge les fit arrêter à Pont Audemer, où ils ve-naient d’arriver sous les noms supposés de Dappuis et de Vallée.
On trouva sur eux les papiers et les armes qu’ils avaient apportésde Londres , ainsi que le plan d’une petite machine infernale.
Picot et Lebourgeois ont été traduits devant une commissionmilitaire, et condamnés à mort.
Le nommé Querelle, autre brigand, parti de Londres en Fruc-tidor «fermer, est arrêté à Paris en Vendémiaire, n été égalementcondamné à mort. Sur le point de subir sa sentence, il a faitdes révélations. Si elles sont aussi importantes qu’on le dit,elles vaudront à ce misérable sa grâce ou une commutation depeiue.