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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Une nouvelle organisation de Mont de Piété le remettra à uneadministration gratuite qui ajoutera à la confiance.

Les hospices de Paris échangeront contre du numéraire desmaisons qui leur sont à charge, et dont le pris, formant en partiela dotation du Mont de Piété , sunira ans fonds des actionnaireset aux capitaux des prêteurs, pour devenir dune autre maniéréle patrimoine du premier.

Jamais, législateurs, vous naurez voté une loi pins utile quecelle qui fera disparaître un fléau également nuisible et honteux-et, en la prononçant, vous assurerez une baisse nouvelle de lin-térêt de l'argent ; vous aurez détruit un trafic infâme qui nestqu'une usure criminelle ; vous aurez bien mérité tout à-la-foisdu commerce, de la morale, et de linfortune.

Paris , le 8 Pluviôse.

Les nommés Picot et Lebourgeois, après avoir exercé pen-dant plusieurs années leurs brigandages dans la chouannerie,poursuivis par les tribunaux et la gendarmerie, passèrent à-Londres , ils y furent accueillis comme Georges, Debar, Guil-lermot, Limolean, Hyde, Saint Hilaire et autres brigands quelAngleterre entretenait contre lesprit et la foi du traitédAmiens , afin de sen servir suivant son intérêt.

Peu de teins après la paix dAmiens , lorsque les menacespouroblemr nu traité de commerce furent infructueuses ; que latranquillité du Confinent rétablie à Ratisbonne , convainquit lesolygarches du Cabinet de Londres de lutilité dont il serait pourleur intérêt de se défaire du Premier Consul, ils chargèrent cesindividus de faire une nouvelle tentative dune machine infernale.

Picot et Lebourgeois partirent de Londres munis dinstructionset darmes, telles que pistolets à vent, cannes à poignard, cepen-dant ta police qui à lœil partout lon trâme des complots et lon ourdit des crimes, navait garde de perdre Londres devue. Elle fut avertie du départ et de la mission des deux bri-gands, et le grand juge les fit arrêter à Pont Audemer, ils ve-naient darriver sous les noms supposés de Dappuis et de Vallée.

On trouva sur eux les papiers et les armes quils avaient apportésde Londres , ainsi que le plan dune petite machine infernale.

Picot et Lebourgeois ont été traduits devant une commissionmilitaire, et condamnés à mort.

Le nommé Querelle, autre brigand, parti de Londres en Fruc-tidor «fermer, est arrêté à Paris en Vendémiaire, n été égalementcondamné à mort. Sur le point de subir sa sentence, il a faitdes révélations. Si elles sont aussi importantes quon le dit,elles vaudront à ce misérable sa grâce ou une commutation depeiue.