sifé survenant, que dans des contributions nouvelles ou dans desadditions aux contributions anciennement établies.
Mais il est hors de doute que si les moyens d’user de cetteressource n riaient pas d’avance organisés, elle s’anmdlerait dansses mains, sans produire 1rs effets qu’on devrait en attendre.
Alors les besoins ne permettant plus le choix des moyens, onverrait se renouveler les mesures désastreuses d’appels sur lescapitaux, de réquisitions en nature et de contributions arbitraires:ces résultats désastreux de l’imprévoyance placeraient la nationauprès de sa ruine, en contraignant son gouvernement à exercer«ne guerre intérieure, pour être en état de soutenir une guerreétrangère.
On conclut inévitablement de cette exposition, que les financesde la République doivent être constituées d’avance pour l’état depaix et pour l’état de guerre.
Pour l’etât de paix, tout est établi ; notre situation pendantl'an 10, et une partie de l’an 11, a suffisamment prouvé que riescontributions ordinaires et modérées assureront l’équilibre entreles recettes et les dépenses.
En projetant l’état de guerre, nous donnerons l’exclusion à lafaible ressource oe la formation d’un épargne où viendraient s’ac-cumuler des métaux dont l’absence appauvrirait la circulation, etmettrait la détresse publique à côté de la richesse du fisc. Celteressource ne convient qu’aux états faibles pour lesquels une pré-caution de cette espece est légitime, ou aux gouvernemens absolusqui présagent avec raison les limites de la violence sur laquellesont fondées leurs finances.
Nous donnerons aussi l’exclusion à la ressource des emprunts.On ne peut confier les destinées d’un état aux hasards des combi-naisons du crédit, lorsque surtout ce moyen, indépendammentde tous ses iucoiivéniens, est autant altéré dans l’époque où nousvivons.
Nous repousserons avec énergie la chance désastreuse durecours aux capitaux, aux réquisitions et aux contributions ar-bitraires, ce serait attendre la vie des germes de la destruction.
Mais nous userons de la ressource efficace d’une constitution decontributions ordinaires, telle qu’elle devienne le type des sup-plémens qu’exigeraient les circonstances; c’est la voie la plussûre d’obtenir des fonds extraordinaires, sans écraser aucungenre de propriété, aucune classe de citoyens, aucun individu ; etsans grever les générations futures par des emprunts accumulésqui, devenus insupportables, compromettent l’honneur d’unenation en la conduisant à l’impossibilité de s’acquitter.
Le gouvernement médite ces vues depuis sa formation: l’opinionl’a souvent averti de la convenance de s’occuper de contributionsindirectes. 11 a dû soumettre celte question à la plus grandematurité; le'tems lui permettait de suspendre sa détermination,et s’il s’en occupe aujourd’hui, c’est parce qu’il s’est cru capablede vous proposer de lions résultats.
Il a pesé ses besoins pour les années 12 et 13; il se crod