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Cette proposition est adoptée à l’unanimité,
I„e président prononce la levée de la séance.
Moreau. Citoyen président, j’avais demandé la parole.
Le président. Je pensais que vous y aviez renoncé.
Moreau. Vous venez d’entendre les orateurs du gouvernement ;vous avez lu ce matin l’ordre du jour publiée par le gouverneurde Paris ; ces deux pièces sont en partie dirigées contre le généralMoreau. Je ne puis voir sans le sentiment de la douleur la plus vive,qu’on se soit attaché depuis si long-teins à calomnier nu hommenui a rendu des services importuns à la république, et qui, dans cemoment, n’a pas la liberté de se défendre. Je le déclare à tanation toute entière, mon frere est innocente des atrocités qu’onlui impute, qu’on lui donne les moyens de se justifier, et il se justi-fiera. Je demande eu sou nom, au mien, au nom de toute sa fa-mille éplorée, qu’on apporte à son jugement la plus grande so-lennité.
Je demande qu’il ne puisse être traduit que par devant un tribu-nal ordinaire. 11 lui sera facile de faire éclater son innocence,J’affirme que tout ce qu’on a dit est nue infâme calomnie.
Curée. C’est un juste mouvement que celui que vient de faireéclater notre collègue.
Moreau. Ce n’est point un beau mouvement ; c’est l’expressionde la vérité et de l’indignation.
(Le citoyen Moreau sort de la salle.)
Curée reprend ; Il a parlé pour son frere. Quelle est l'âmehonnête qui n’ait approuvé l’émotion qui l’a entraîné à la tribune 1Un vaste projet de conspiration est dénoncé aux premiers autori-tés, est dénoncé à la nation, va letre aux tribunaux, La défensedu général Moreau aura devant la justice toute l’étendue, toute laliberté, tout l'éclat dont peut être susceptible une aussi grandecause ; mais que devez-vous faire, si lion désirer, et votre désir,j’en suis sûr, est patragé par le gouvernement, rpie le général sorteinnocent d’accusations ; qui, intéressant la sme’é intérieure etextérieure de la république, doivent être approfondies et jugées,quels que soient la réputation et les services des hommes qui ysont compromis.
Le citoyen Treilbard demande la parole.
Le président. Je vous ferai observer citoyen orateur du gou-vernement, qu’aucune proposition n’a été faite, et qu’il n’y a aucunobjet en délibération ; cependant vous avez la parole.
Treilbard. Citoyens tribuns, l’orateur qui a précédé à cettetribune celui que vous venez d’entendre, a satisfait à ce qu’il acru aux liens étroits qui l’unissent au général Moreap,
Si je n’étais retenu par cette considération et par le respect dûà un citoyen en état d’inculpation, je dirais que le zele de cetorateur s’est manifesté avec un emportement. Si sa sensibilité luiavait permis d’écouter tranquillement la lecture que j’ai faite durapport du grand juge, il aurait vu que son résultat était un ren-voi à la justice. Le gouvernement s’est trop constamment montré