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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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quelle il était logé, ainsi qu’il résulte d’un grand nombre de déciarations.

Lorsque le grand juge lança un mandat d’arrêt contre Moreau

la police, quisavait qu’il sagissait d’une conspiration, arrêta le citoyenRioreau, tribun, et le secrétaire Frenieres. Le premier consul enayant été instruit, fit demander au grand juge si le frere et le se-crétaire de Moreau étaient atteints par la procédure ; et sur la ré-ponse qui lui fut faite que leurs noms n’avaient pas été pronon-cés dans l’instruction, il ordonna de les mettre en liberté; car dit-il, s’il s’agissait d’un coifp d’état, ou d’une de ces mesures dans les-quelles il ne faut prendre conseil que du salut de la nation, lesconspirateurs auraient été arrêtés, traduits devant une commis-sion militaire et exécutés dans la même nuit. C’est ici, ajouta-t-il, une procédure criminelle ordinaire, et j’entends que toutes lesformes soient scrupuleusement observées. lVu d'heures après,Frenieres se trouva compromis dans plusieurs dépositions. Lescharges sont devenues assez graves pour déterminer le grand jujeà lancer un mandat d’arrêt contre Frenieres. Mais déjà il étaiten fuite, et jusqu’à ce moment il n’a pas pu être arrêté.

Il parajt que les léopards de John Bull se faisaient une grandefête de la curée qu’ils espéraient. La nouvelle était attendueavant la rentrée du parlement, qui devait se réunir dans les pre-miers jours de Février ; mais il est vraisemblable que les Anglais ont attribué à quelques difficultés dans les communications leretard de la grande nouvelle sur laquelle ils comptaient, et ils sesont crus assez sûrs de l’événement pour se réjouir d’avance del’assassinat qu’ils avaient tramé ; peut-être un moment viendra oùFours leur dira à l’oreille que sa peau n’est pas encore àvendre.

Du reste Pichegru , Lachaussée et l’abbé Ratel s’étaient char-gés, depuis Messidor dernier, de l'honorable rôle de chefs de lacorrespondance Anglaise . Le général Savary et le sous-préfetd’Abbeville , viennent de saisir des ballots de lettres et déchiffrés,et d’arrêter les auteurs de cet espionage.

On voit dans cette correspondance que Pichegru et l’abbé Ra-tel se disputaient les lieux de débarquement pour leurs commu-nications. On a au-si saisi dans les mêmes lieux, un certain nom-bre de lettres de change. La correspondance interceptée, four-nit également des preuves contre les individus arrêtés à Montreuil ,vers la fin du Fructidor dernier, pour des communications d’espion-nage entre Boulogne et l’Angleterre. Ces vils espions seront tra-duits ou à une commission militaire, ou au tribunal crimiuel spé-cial du déparlement de la Seine inférieure.

Paris , le 3 Ventôse.

Les membres de l’institut national ont été admis le premier dece mois à l’audience du premier consul.