j -qO francs. Six gcnsdarraes d’élite et un agent de police en.trerent si brusquement dans sa chambre qu’il n’eut pas le teins defaire usage des pistolets, ni du poignard qui étaient sur sa_ tablede nuit: il a cependant tenté de se défendre; il a boxé un quartd'heure avec les gensdarmcs.
Il a voulu les appitoyer sur son sort ; un d’eux lui a répondu :vas, nous ne te reconnoissons plus, tu viens ici dégoûtant de l’ordes Anglais , tu t’es fait leur sicaire ; qui trahit la patrie, cessed’être Français .
Une loi a été portée au corps législatif, tendant à déclarer com-plices, et à soumettre à la même peine les invidus qui recèleraientGeorges, et la soixantaine de brigands à la solde de l’Angleterre,qui se cachent à Paris et aux environs.
Des factionnaires ont été placés le long des murailles de Paris ,et personne ne pourra franchir les barrières de nuit; de jour, desofficiers de police, des adjudans de place et des geusdannesvérifieront les passeports, et reconnaîtront tous les individus sor-tans, afin de s’assurer que les brigands ne fuiront point de Paris,et n’échapperont point au supplice qui les attend. Les citoyenss’empresseront de dénoncer les maisons oit ils soupçonneraientqu’ils pourraient être cachés.
Le 5 Ventôse, les lougres Anglais que commandent le CapitaineRight, qui doivent débarquer des brigands, se sont approchés dela falaise de Beville. Vers le soir une frégate les a joints, et leura fait des signaux de ralliement. On ne sait si elle leur a apportédes nouvelles, ou de nouveaux brigands: dans tous les cas, lesembuscades sont toujours gardées.
Rapport füîtatt Gouvernement par le Ministre du Trésor Publie iCitoyen Premier Consul,
Une partie des sommes entrées à la caisse centrale, depuis le1er Vendémiaire, an 11, provenant des recettes propres à l’an S etannées antérieures, a dû recevoir une application étrangère au ser-vice de ces mêmes années. Il a été reconnu que 21,840,000 fr.en numéraire étaient disponibles au 1er Vendémiaire, an 11, etsuffisaient pour acquitter les dépenses de ces exercices payables.Ainsi quoique diverses recettes proviennent de produits propresaux exercices de l’an 8, et des années antérieures, elles sont néan-moins affectées à l’an 9, conformément à la loi du 4 Germinaldernier, jusqu’à concurrence de 31 millions.
La plus grande partie des recettes ordinaires, sur ces exercices,provient des contributions directes, il y aura successivement, jus-qu’à 1 apurement final, quelques rentrées en numéraire effectif.Elles se sont élevés pendant l’an 11, sur le principal, dans lescaisses des receveurs de départemens, à une somme supérieureaux rentrées parvenues pendant le même teins à la caisse centrale ;mais, si le caissier général a moins reçu des receveurs généraux.