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pandu depuis votre consulat, sur une République battue jusqu'alorspar tant d’orages politiques, sont vos titres, citoyen PremierConsul, à la haine implacable de la jalouse Albion, et vos droit»à la gratitude de la nation Française .”
“ L’histoire,” disent les maire et adjoints, et le conseil munici.pal de la ville de Baume, arrondissement du Doules, “ en trans-mettant à la postérité le révoltant tableau des trames ourdies patle cabinet Britannique, fournira en même tems l’exemple utile etrare d’un magistrat dévoué au bonheur de ses administrés, et en-vironné de leur amour et de leur admiration.”
M. le Comte de Cobentzel, M. le Marquis de Luccbesini, le»ministres de l’Electeur de Bade, de Wirlenrberg, et de Bavière ,de la Confédération Helvétique, de la République Ligurienne ,de la République de Lucques, de sa Sainteté, de la République jBatave, ont fait connaître au Premier Consul, par l’organe duministre des relations extérieures, la profonde indignation qu’onl Iéprouvé leur gouvernement à la nouvelle des machinations traméescontre le gouvernement Français . Ils ont ajouté que leurs gou-vernements étaient pénétrés de l’importance dont il était pour latranquillité de l’Europe qu’il ne s’élevât aucuns troubles ni aucunedivision en France .
MINISTERE DU GRAND JUGE.
Rapport du Grand Juge au Premier Consul,
Citoyen Premier Consul.
Je crois devoir distraire de l’instruction du complot infâmeque bientôt la justice doit dévoiler et punir, les pièces d’une cor-,respondance accessoire, qui, dans cette grande affaire, et sous des I
rapports de police, 11 ’est qu’un simple incident, mais qui, consi-dérée politiquement, me semble propre à ouvrir les yeux del’Europe sur le caractère de la diplomatie Anglaise, sur la bas- !sesse de ses agens, et sur les misérables expédiens qu’elle emploiepour remplir ses vues.
Un ministre du gouvernement Anglais est accrédité auprèsd’une cour voisine de la France . L’usage, les mœurs, le droit desgens, attachent des distinctions, des prérogatives à cette place ; jet ce n’est pas sans motifs. L'existence d’un ministre étrangerest partout destinée à constater et maintenir les liens d’amitié, deconfiance et d’honneur qui unissent les états, et dont la durée faitla gloire des gouvernemens et le bonîieur des peuples.
Mais tel n’est pas le but de la misssion des agens diplomatiquesdu gouvernement Anglais . Je mets sous vos yeux, citoyen PremierConsul, la correspondance directe que M. Drake, ministre duRoi d'Angleterre près la cour électorale de Bavière , entretientdepuis quatre mois avec des agens envoyés, payés, dirigés par lui,