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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Des brigands épars, isolée, en proie au besoin, sans concertsans appui, sont partout plus faibles que la loi qui doit les punirque la police qui doit les intimider. Mais s'il existait pour euxun moyen de s’unir s’ils pouvaient correspondre entr’eux et avecles brigands des autres pays ; si dans une profession laplushono-rable de toutes, puisque la tranquillité des Etats et l’honneur dessouverains en dépendent, il y avait des hommes autorisés à seservir de toutes les facultés que leur position leur donne pourrecruter partout le vice, la corruption, l’infamie et la scéléra-tesse, et faire de toute ce qu’il y a de plus vil et de plus perversdans le monde une armée d’assassins, de révoltés, de faussairesaux ordres du plus immoral, du plus ambitieux, de tous les gon-vernemens, il u’existaient aucun motif de sécurité en Europe pourla consistance des Etats, pour la morale publique, et pour la du-rée même des principes de la civilisation.

Il n’appartient pas à mon ministère de discuter les moyens quipeuvent être en votre pouvoir de rassurer l’Europe , en la garan.tissant contre de tels dangers. Je me contente de vous informeret de vous prouver qu’il existe à Munich un Anglais , nomméDrake, revêtu d’un caractère diplomatique, qui, à la faveur dece caractère et du voisinage, entretient de sourdes et criminellesmenées, au sein de la République ; qui embauche des agcns decorruption et de révolte ; qui réside hors de l’enceinte de la ville,pour que ces agens puissent entrer chez lui sans scandale et sortirsans être exposés, et qui dirige et soudoie en France des hommeschargés par lui de préparer le renversement du gouvernement.

Cette nouvelle espece de crime échappant, par sa sature, auxmoyens de répression que les lois mettent en mon pouvoir,j’ai dû me borner à vous la dévoiler, en vous exposant en mêmete ms ses sources, ses circonstances et ses suites.

Salut et respeci.

Regnier.

Instructions données à M. D. L.

Ces instructions portent en substance ce qui suit.

L M. D. L. se rendra incessamment en France , et sans allerjusqu’à Paris , trouvera le moyen de conférer avec ses associésauxquels il fera connaître qu’ayant une entière confiance dansleur sagesse, dans la pureté de leurs intentions et de leur patrio-tisme, en est disposé à lui fournir les moyens pécuniaires qui se-ront nécessaires pour amener le renversement du Gouvernementactuel, et pour mettre la nation Française à portée de choisirenfin la forme de gouvernement la plus propre à assurer son bon-heur et sa tranquillité ; choix sur lequel dix ans d’expériencedoivent l’avoir assez éclairée.

II. M. D. L. arrêtera avec ses associés un plan général conte-nant :

1. Le détail des moyens d’exécution qu’ils se proposent d’em-ployer successivement.