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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Allemagne , ne lui a pas réussi, puisque je viens de recevoir dejavis positifs que l’émissaire dont je vous ai parlé, n’a pu se pro.curer la moindre lumière nulle part. Vous pouvez donc être par-faitement tranquille sur cet article. Je vous recommanderai ce.pendant de ne pas mettre la date ni l’endroit en encre ordinairedans vos lettres on bulletins, mais seulement en encre sympa!thique, vous en concevez la raison, sans que je m’arrête à vous ladéduire.

Je suis extrêmement peiné d'apprendre tous ces mouvemenspartiels et décousus dont vous me parlez, et je partage votre cou-viction, qu’ils 11 e peuvent avoir d’autre effet que celui d’engagerle gouvernement à un redoublement de vigilance, et le porter àdes mesures de sévérité qui seront funestes à bien des honnêtesgens, qui auraient pu rendre de grands services, s’ils avaient étémieux employés.

Le sort du comité dont il est question dans votre lettre du 5, etl’existence duquel je u’ai su que par vous, servira sans doute àvous mettre sur vos gardes contre de faux fieres, et doit vousengager à être très-circonspect quant aux personnes auxquellesvous couliez tout votre secret. Le grand art de coucluile uneoperation pareille à celle dont vous êtes chargé, consiste à confierà un chacun précisément ce qu’il faut pour qu’il remplisse le rôleque vous lui assignez, mais rien de plus.

Quant au désir que votre général a témoigné (d’après k bulletinNo. 13) d’avoir un aperçu de l’époque quand il faudra s’ébranler,je vous répondrai qu’on se réglera à cet égard sur les notionsqui seront reçues du progrès de vos opérations. D’après voirelettre du 25 Décembre, vous vous proposez de faire un éclat dansquatre départemens à un jour donné, mais je doute que cettemesure, si elle est isolée, puisse produire un grand effet, ellepourrait causer un moment d’embarras au Premier Consul ; maisi! me parait impossible quelle réussisse à la longue, si l’arméeB..est disponible, ou si l’on ne s’est pas assuré préalable-

ment d’une bonne partie de ses troupes.

Je vous prie de me faire connaître sur quoi on peut compterquant à ce dernier objet, afin que je puisse régler mes idées etcalquer notre marche là-dessus. Le point principal à mon avis,est de chercher à gagner des partisans dans l’armée ; car je suisfermement d’opinion que c’est par l’armée seule qu’on peut raison-ablement espérer d’opérer le changement tant désiré. Je sou-haite aussi ardemment que vous de voir arriver l’époque où l’onpourra se montrer, mais il faut que toute mesure soit arrangéed’avance afin d’être assuré que le coup ne manquera pas fauted’être préparé pour tout événement, et que nos moyens ne se-ront pas dissipés à pure perte; il faudra d’ailleurs arrêterd’avance la marche que l’on doit suivre aussitôt l’insurrectionéclatée (pour ne pas errer à l’avanture) en mettant les royalistes àmême de profiter des troubles que les Républicains auront ainsisuscités.

Les 2,400 livres que je vous ai envoyés le 27 de mois passe,