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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Le 4 Janvier.

Au moment fie fermer cette lettre, je reçois la vôtre du 25Décembre, avec un bulletin de même date, tous deux égalementiatéressans pour les avis qu’ils contiennent.

Je vous assure encore une fois de la maniéré la plus solennelle,que je n’ai aucune connaissance du comité dont vous me parlez ;et d’après le rapport que vous m’en faites, je ne puis guere vousconseiller d’avoir la moindre relation avec lui. Je ne perds pasde vue les notices que vous me donnez sur Willot et d'autres.Vous avez trouvé la juste proportion des matières pour la com-position de votre encre ; vos lettres n’otfrent pas les moindrestraces de déguisement*

No. VIL

Munich , 27 Janvier, 1804.

Monsieur,

J’ai reçu, plus ou moins régulièrement les trois bulletins No.X, du 28 Décembre, No. XII, du 5 Janvier, No. XIII, de lamême date. Des deux lettres des 4 et 5 Janvier, me sont aussiparvenues,ainsi que celle du 12 Janvier cotée No. XIV. 11 nem’est point parvenu de No. II, mais je n’en tire d’autre induction,si non que le copiste s’est trompé en cotant No. XII, le bulletinqui aurait du être côté No. II. Il serait bien cependant de véri-fier cette supposition, afin de lever tout doute sur ce point.

Je vous ai prévenu dans ma derniere, que le gouvernement con-sulaire avait conçu quelques soupçons sur l’existence d’une corres-pondance entre moi et l’intérieur de la France ; c’est à cela qu’ilfaut attribuer l’insertion dans le Moniteur, No. CXV de cetteannée, d’un article en forme de note, à de prétendues nouvellesde Londres , du 2 Janvier, marquant l’arrivée d’un courier ex-traordinaire de Munich , le jour précédent ; cette circonstance estde toute fausseté. Au reste, ce n’est pas la première fois que leconseil employé cette manœuvre, puisqu’il en fit usage très-peude tems après mon arrivée à Munich , comme on peut le voir dansle Moniteur No. CI, du 1 Janvier 1803.

Il paraît qu’il n'a fondé ses soupçons que sur des bases très*vagues; il sait que, pendant mon séjour eu Italie , j’ai eu desliaisons avec l’intérieur de la France , et il croit qu’il ne doit êtrede même à présent, d’autant plus que je me trouve être dans cemoment un des ministres Anglais les moins éloignés de la fron-tière, On voit cependant que tout en voulant faire croire à l’exis-tence de quelques intelligences entre moi et les mécontens del’intérieur, le gouvernement consulaire n’a pas même acquis leplus léger indice qui puisse le porter à se douter de notre corres-pondance, puisque, dans ce cas, il n’aurait pas coupé le fil quiaurait pu conduire à des découvertes ultérieures, en faisant pu-blier des articles qui doivent nous mettre en garde, et nous engagerdu besoin à changer le canal de notre communication afin dedérouter ses calculs.

Le moyeu dont il s’est servi pour faire quelques découvertes en

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