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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Il n’est pas nécessaire de m’envoyer la quittance du comité ilsuffira q»e vous l’apportiez avec vous. Je ne dois pas oubliervous prévenir qu’il vous faudra, eu partant de Chalous (Paris )prendre vos mesures pour pouvoir y retourner, pour le cas quel’état (le nos affaires puisse par la suite l’exiger.

Croyez-moi, avec les sentimens de la plus parfaite estime,Monsieur, votre très-humble serviteur,

Nota Manus.

No. IX.

Le 25 Février, 1804.

Monsieur*

Votre lettre du 10 m’est parvenue le 21, et celle du 13 vientde m’arriver dans ce moment. 11 est très-instant que vous vousrendiez ici le plutôt possible, puisque je ne saurai vous donnerdes instructions ultérieures sans avoir été préalablement éclaircisur une infinité de points qui ne peuvent être discutés dans tousleurs détails que de vive voix ; d’ailleurs mon homme fait desdifficultés quant au passage de nos lettres, et il nous faudraitétablir le mode de communication dont je vous ai entretenu dansma derniere.

Je suis prévenu de tous les événemens du l6 de ce mois, etje conçois bien que la police aura l’œil sur tous les voyageurs,par conséquent vous quitterez le moment propice, afin de necourir aucun risque. Je n'ai su que par vous les détails relatifsà Georges, &c. Je n’ai d’autre connaissance de ses projets quecelle que votre lettre m’en fournit ; mais si vous avez les moyensde tirer (l’embarras quelques-uns de ses associés, ne manquez pasd’en faire usage. Je vous prie aussi très-instamment de fairedresser et imprimer sur-le champ une courte adresse à l’armée(officiers et soldats), le interpellant de ne pas laisser périr Mo-reau, leur frere d’armes, qui les a si souvent menés à la victoire,comme victime de la rage et de la jalousie du Premier Consul,Vous pouvez observer dans cette adresse, que le mérite de Mo-reau a depuis long-tems offusqué la vue du petit tyran, et que lePremier Consul, pour se défaire de son rival, a choisi le momentde l’arrivée des nouvelles du malheureux sort de St» Domingue,afin de détourner l’attention de la nation d’un désastre qui pro-vient uniquement de sa mauvaise conduite. Vous ferez bien dene pas perdre un moment à faire cette petite adresse, et à la fairecirculer par toutes les armées avec la plus grande diligence.

deviens d’écrire un billet à votre homme de Toulouse (Stras-bourg , pour l’engager à mettre vos lettres à l’avenir, sous uneenveloppe adressé à l’Abbé Dufresne, en cas que vous m’écriviezencore avant votre départ. Je vous prie de vous servir de cetteadresse, et de ne plus faire usage d’aucune des douze que je vousai indiquées dans ma lettre No. 2.

L’émissaire dont je vous ai parlé, s’est fait promettre parquelques employées de poste de transmettre tous les avis qu’il