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U faudra du ntoiri3 établir des hommes affidés de six lieiîes enjix lieues, depuis Besançon jusqu’à Fribourg , pour porter et re-poser des avis.
La tonie première opération paraît devoir être la saisie de Blois (Besançon ) qui servira comme place d’armes et (en cas de mal-heur) de place de défense. Dans ce dernier cas, une partie desinsurgés pourrait se jeter sur les cavernes et les montagnes del’ancien Vivarais , et s’y soutenir pendant long-tems, pourvu qu’onne se ménage une communication sûre pour recevoir des secourspécuniaires, soit par Huningue, soit par Metz (Basic) et la Suisse .Après s’être rendu maître de Blois (Besançon ) et avoir insurgé lesprovinces voisines, on ne doit pas perdre un moment à agir dansChalons (Paris ) même. Tout doit être préalablement préparé etdisposé pour qpérer là au premier instant de cet embarras et clécette consternation du gouvernement actuel, lorsqu’il apprendrales mouvemens dans les provinces.
Puisqu’il est bien constaté qu’une très-grande partie de l’arméefaut officiers que soldats, est très-mécontente de l’arrestation de.Moreau, il est naturel que le général les satisfasse à cet égardafin (le s’assurer de leur aide dans le moment critique, l.e géné-ral ne peut que s’apercevoir qu’il lui sera de la plus haute impor-tance et de la derniere nécessité même d’adopter pour principegénéral de profiter de l’assistance de tous les mécontens quelcon-ques et de les réunir tous pour le premier moment, de quelque partiqu’ils soient, en déclarant que le grand but de l'insurrection étantde mettre tin à la tyrannie qui pese sur la France et sur l’étranger,tout ce qui est ennemi du gouvernement actuel sera regardécomme ami par les insurrectionnels, étant très-instant d’ailleursque toutes les démarcltes des insurrectionnels soient de la plusgrande discrétion (surtout envers les partisans du Consul) afin dene pas réveiller les frayeurs de ce grand nombre de personnesqui se souviennent encore des maux quelles ont soufferts àplusieurs époques de la révolution. Le système pourrait êtreannoncé, dans la première proclamation, par deux mots : Libertéet paix pour la France et pour le monde. Ces réflexions sontspécialement recommandées à la considération du général, puis-qu’une conduite opposée ne pourra pas manquer d’effimmeher lefpublic en généra), et par conséquent d’engager le plus grand nom-bre à se réunir au gouvernement actuel, tout détesté qu’il est,plutôt que de s’attirer une répétition des scenes révolutionnaire»dont le souvenir èst encore frais dans leur souvenir et esprit.
L’ami doit aussi prévenir le général qu’il a acquis la certitudeque l’arrestation de Moreau a excité un mécontentement général ettres-prononcé en Alsace . Ce général ayant un grand nombre departisans dans cette contrée, on pourrait tirer grand parti decette dissention, en agissant d’après les bases qui viennent d’êtreindiquées. Quant aux secours pécuniaires, l’ami aurait désiré quele général lui eut présenté un .aperçu de ce qui lui sera nécessairepour les premiers mouvemens ainsi que de ce qui pourrait ledevenir par la suite. L’ami doit prévenir le général que celte'