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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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La femme Lemoine et ses filles disent avoir rendu tout l‘e nquet à un commissionnaire qui est venu le demander. ^ '

La sœur de la femme Vigneureux avoue que Mardi dernier surles dix heures du soir, elle a vu deux hommes l’un grand, l'autrepetit, qui se cachaient dans l’allée de la femme Lemoine- cesdeux hommes étaient Villeneuve et Barco, qui venaient, depuisune heure de se sauver de chez le parfumeur Caron, dont ils de-vinrent l’arrestation.

Cette fruitière Lemoine avait un autre logement rue Mont-martre. La police s’y est transportée avec elle, et à peine elleparut, que le propriétaire lui reprocha durement que sa filleavait emmené dans ce logement, pour y coucher la nuit de Mer-credi deux hommes, qui étaient ces mêmes Barco et Villeneuvequ’on avait vus, une heure auparavant, dans son allée, rue de lamontagne Saiute-Genevieve.

On a trouvé chez cette femme Lemoine les matelots toutneufs, les lits, chaises neuves, et autres meubles qui ont serviaux brigands, un pantalon de toile bleue appartenant à Barco, &c.La femme Lemoine, ses filles et Vigneureux sont arrêtés, ainsique la parfumeur Caron et beaucoup d’autres qui, ayant donnéasile à ces brigands, n’ont point fait les déclarations exigées parla loi du 9 Ventôse.

Cette loi reçoit maintenant son exécution. On ne peut donctrop inviter les dupes ou les complices qui ont logé ces brigands,à effacer leur délit par une déclaration prompte.

PRÉFECTURE DE POLICE,

Avis.

Paris le 3 Germinal.

Le conseiller d’état, préfet de police, est instruit que plusieurscitoyens de Paris louent, à des étrangers à cette ville des apparie-mens meublés sans en faire de déclaration au commissaire de po-lice de leurs divisions. Ces citoyens sont en contravention for-melle aux réglemens concernant la police des hôtels garnis, etdoivent être poursuivis comme tels, parce que tout location aumois, à l’année même d’une appartement meublé, est une véritablelocation garni, et qu’en principe aucun propriétaire ou principallocataire de maison à Paris ne peut même louer un appartement,ni même une seule chambre meublée ou non meublee, à un in-dividu étranger à cette capitale, c’est-à-dire qui n’y est pas domi-cile et qui ne lui justifie pas de sa carte de citoyen, sans en faire,dans les vingt-quatre heures, sa déclaration au commissaire depolice, sous peine d’être poursuivi suivant toute la rigueur des lois.

Les commissaires de police et les officiers de paix, tiendrontsévèrement la main à l’exécution du présent avis affiché et insérédans tous les journaux.

Le conseiller d’état* préfet de police*

(Signé) Duboi?.