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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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pas que tous l< s membres du corps diplomatique accrédités auprèsdu premier Consul, ne partagent à l’égard de la conduite de MDrake, mes seiitimens et mon opinion.

Agréez, citoyen ministre, les assurances de ma haute con-sidération.

Dreyer,

Euvojé extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire deS. M. le Roi de Danemarc.

Paris, ce 25 Mars , 1804.

Monsieur,

Je viens de recevoir la communication que votre Excellence abien voulu me faire du rapport du grand juge au premier Consul,et des pièces annexées sur la conspiration dirigée contre la France .La justice que le premier Consul rend aux sentimens du corps di-plomatique qui à l'honneur d’être accrédité auprès de lui, excitetoute sa reconnaissance, et répond entièrement à la vive sensationet à la profonde douleur avec laquelle il envisage tout ce qui peutprofaner la sainteté et la dignité d’un caractère public dont lesfonctions sont consacrées par l’honneur et la loyauté.

Je ne puis cacher à votre Excellence la peine extrême avec la-quelle je viens de lire les pièces qui font l’objet de sa communica-tion, et que je me suis fait un devoir d’expédier sur le champ àma cour. Les sentimens de sa majesté le Roi mon maître pour lapersonne du premier Consul, et pour la tranquillité intérieured’nne puissance amie, dont les résultats rejaillissent sur celle desautres nations, sont trop connus du premier Consul, pour que j’aiebesoin de les rappellcr à votre Excellence en cette occasion, et delui exprimer l’impression que ces communications vont produiredans l’esprit de sa Majesté.

J’ai l'honneur d’être, arec les sentimens de la plus haute consi-dération, de voire Excellence,

Le très-humble, et très-obéissant serviteur,

Le Marquis df. Gallo,Ambassadeur extraordinaire de S. M. le Roi de Naples et des Deux Siciles .

Paris , ce 26 Mars, 1S04.

Citoyen Ministre,

J’ai reçu la lettre par laquelle vous m’avez communiqué le rap-port du grand juge sur les menées honteuses et criminelles de M.Drake, ministre de sa majesté Britannique près ma cour. Jen’hésite pas d’assurer votre Excellence, que l’Electeur manifestera,par les mesures les plus sévères, les plus efficaces et plus conforme»à son amitié personnelle pour le premier Consul, la douleur etl’indignation que ce prince éprouvera de ce que l’on ait osé médi-ster et suivre dans ses états, à l’abri,d’un caractère sacré, des des-seins aussi vils et aussi pervers.