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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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nrécedée par une violation aussi manifeste de tous les principes etde tous les droits serait continuée avec peu de délicatesse dans lechoix des moyens ; il en est des gouveniemens comme des indivi-dus: lorsqu’une fois la ligne de ce qui est juste et loyale est fran-chie, la force du vice entraîne les états comme les particuliers, etni les uns ni les autres ne savent plus s’arrêter.

Quoique l’histoire des peuples atteste cette triste vérité, il étaitcependant difficile de supposer même la possibilité de ce que l’onest forcé de croire en lisant les pièces que par ordre du premierConsul votre Excellence m’a fait l’honneur de me communiquer;et il paraît encore réservé à l’époque actuelle d’en fournir unsinistre et trop mémorable exemple ; si la connaissance des faitsdévoilés par cette correspondance, ne peut qu’affliger profondé-ment tout homme capable de calculer les conséquences lâcheusesde l’abus du premier et du plus sacré des caractères, de quelssentimens amers et douloureux ne doit-elle pas pénétrer ceux qui,ayant l’honneur d’en être revêtus, ont constamment mis au rangde leurs devoirs le respect qu’ils doivent à ce caractère auguste,afin d’en faire valoir à leur tour tous les droits et d’en exiger toutle respect, la protection et l’inviolabilité que le droit des gens leurassure?

L’ambassadeur Batave, surtout, ministre d’une nation rénom-mée dans tous les tems par son horreur pour l'injustice et la bas-sesse, pour laquelle la loyauté est une habitude, et qui porte unculte religieux aux droits des gens, a dû doublement partager,dans cette circonstance, l’indignation générale.

Veuillez, citoyen ministre, être, auprès du premier Consul l’in-terprête de ces sentimens, et agréez l’assurance de ma haute con-sidération.

(Signé) R. T. SCHIMMELPENNINCK.

Citoyen Ministre,

J’ai l’honneur d’accuser à votre Excellence la réception de lacommunication qu’elle m’a faite, par ordre du premier Consul, durapport qui vient de présenter le grand juge sur une conspirationincidente, tramée en France par M. Drake, ministre de sa ma-jesté Britannique près la cour de Munich ; je me fais un devoirtrés-empressé de transmettre cette communication à ma cour.

La lecture des lettres et pièces authentiques, émanées de M.Drake, qui sont imprimées à la suite du rapport du grand juge, etdont votre Excellence m’annonce l’envoi immédiat des originauxà son altesse serenissime l’électeur de Bavière , doit vivement affli-ger tous les membres du corps diplomatique. Il est bien doulou-reux de voir qu’un ministre a pu pratiquer des menées et des in-trigues qui doivent être étrangères au caractère honorable dont ilest revêtu, et à la dignité de ses fonctions.

Tout ministre étranger regrettera comme moi, qu’un hommepublic puisse être accusé d’une pareille conduite : et je ne doute