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actions d'un homme à qui il a été confié l'honorable fonction tljplomatkjue, plus le soussigné a ressenti une profonde douleuràl’aspect de celte trame perfide.
Les sentimens d’attachement sans bornes, et de la plus hauteconsidération que l’Electeur archi-chancelier a voués au premierConsul, sont trop connus pour ne pas être persuadé de la profondeindignation qu’il a éprouvée à la nouvelle des machinations tra-niées contre lui et le gouvernement Français .
Le soussigné qui par ordre exprès de S. A. E. l’Electeur archi-chancelier son maître, a déjà eu l’honneur de manifester pareilssentimens au premier Consul lui-même, à la derniere audiencediplomatique, supplie, votre Excellence d’eu vouloir être dérechefl’interprête auprès du premier Consul, et en lui témoignant combienS. A. E. fait des vœux pour sa conservation tant précieuse.
Le soussigné saisit cette occasion de renouveller à votre Excel-lence l’assuranee de son ancien et respectueux attachement.
A Paris, ce 4 Germinal, an 12 (25 Mars , 1804).
Charles Comte de Boeust,Ministre Plénipotentiaire de S. A. E. l'ElecteurArchi-Chancelier de l’Empire.
Le Baron de Pappenheim, Ministre Plénipotentiaire de son Al-tesse Sérênissime le Landgrave de Hesse Darmstadt, près duPremier Consul de la République Française , à son Excellencele Citoyen Talleyrand , Ministre des Relations Extérieures.
Citojen Ministre,
Je me suis empressé de transmettre à ma cour la lettre dontvotre Excellence m’a honoré, avec un exemplaire du rapport dugrand juge, et une copie imprimée des lettres et pièces authen-tiques du ministre de S. M. Britannique à Munich .
Tout homme de bien doit être proforidement affligé de voir queM. Drake a pu oublier ce qu’il devait à la dignité de son ministèreet à soi-même, au point de diriger de vils complots contre la ré-publique Française et son auguste chef.
Je suis persuadé que l’opinion du premier Consul, relativementau corps diplomatique, qui à l'honneur d’être accrédité auprès delui, se trouve pleinement justifiée dans chacun de ses membres, etje me flatte, eu mon particulier, qu’après une mission de plusieursannées, votre Excellence connaîtra assez l’attachement respectueuxque je porte à la personne du premier Consul, pour être con-vaincue des sentimens d’indignation et d’horreur que m’a dû in-spirer la conduite désbonorable de M. Drake.
J’ose supplier votre Excellence d’être l’interprète de mes senti-meus auprès du premier Consul et d’agréer eu même-tenis l'as-surance de me haute considération et de mon respect.
Paris, ce 5 Germinal, an 12 (26 Mars , 1804).
Auguste de Pappenheth.