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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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considération avec laquelle j’ai l’honneur d’être de votre Ex.cellence.

Le très-humble et très-obéissant serviteur,

Abbl,

Résident des Villes libres de l’Empire.A Paris, ce 25 Mars , 1804 (4 Germinal, an 12).

Paris, ce 26 Mars, 1804, an 7 de la République Ligurienne ,

5 Germinal, an 12, de la République Française .

Le Ministre Plénipotentiaire de la République Ligurienne au

Ministre des Relations Extérieures de la République Fran-çaise .

Citoyen Ministre,

La communication, que par ordre du premier Consul vousm’avez fait l’honneur de nie donner des lettres et pièces authen-tiques de la correspondance en France de M. Drake, ministre desa Ma jesté Britannique près la cour de Munich , m’a causé unétonnement si profond, que j’ai peine à eu venir.

En effet, sans des preuves si parlantes, il n’était gueres possiblede concevoir qu’un personnage représentant près une cour respec-table son propre souverain, put avilir les fonctions les plus hono-rables dont homme puisse être revêtus, pour servir de ressort, etde canal à exciter, fomenter, et organiser ries trames secrettes etperfides, qui ne tendaient à rien moins qu’à renverser s’il eût étépossible, la république, à replonger la France dans tous les hor-reurs des divisions intestines, et à accabler l’Europe de tous lesmaux qui auraient été infailliblement la suite de ce fatal boule-versement en France .

Tout homme auquel, par son gouvernement, est confié l’iionueurde le représenter près les gouvernemerts étrangers, doit être, commemoi, justement irrité des procédés de M. Dfake, et le dénoncerà l’Europe comme indigne d’être compté parmi le nombre despersonnes appelées par la confiance des états à remplir les fonc-tions sacrées de la diplomatie.

Ce sentiment doit être général, sur tout parmi les membresdistingués du corps diplomatique qui ont l'honneur d’être accrédi-tés près du preniier Consul, auquel je vous prie, citoyen ministre,de vouloir, en attendant, soumettre l’expression particulière de laprofonde douleur que j’ai ressentie, après la communication quevous avez daigné me faire en son nom.

Mon gouvernement auquel j’ai' transmis votre lettre du S Ger-minal, avec le rapport du grand juge et les pièces y annexées,prendra, je n’eu doute pas, toute la part à cet événement, et veil-lera toujours plus, afin que si jamais les ennemis de la France etde ses alliés tentaient de répandre en Ligurie des insinuations cri-minelles, elles ne produisent d’autre effet que de retomber à la