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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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ce fantôme de pouvoir et la France eutiere à la discrétion du gou-vernement Anglais .

J’hésiterais à vous entretenir de ces monstrueuses, de ces invrai-semblables absurdités, si je n’avais à vous présenter une lettre ori-ginale de M. Drake appuyée de sommes considérables en or,comptées par M. Drake, et déposées à mon ministère par le ci-toyen Rosev. Cette lettre sert de preuve à l’exactitude des rap-ports de l’agent Français, et doit être publiée, parce que les odieuxdétails qu’elle contient, chargent de nouvelles couleurs le tableaud'infamie que M. Drake a tracé lui-même des a diplomatie in-cendiaire dans la première partie de sa correspondance.

M. Drake répond au prétendu général. Il accuse la réceptionde son envoyé et de ses lettres de créance. Il se félicite de l’ac-cord qui régné entre lui et le comité de désorganisation que le gé-néral préside. “ Vos vues, dit-il, avec complaisance, sont entière-ment conformes aux miennes, et je n’ai pas besoin de m’étendredavantage sur ce point."

Mais suivant ici les premiers erremens de son prédécesseurWickham, il demande que préalablement on s’assure de deuxplaces fortes, d’iluningue surtout, et s’il se peut de Strasbourg .Ce n’est que par là qu’on pourra compter sur une communicationsûre. Alors M. Drake viendra prendre une position voisine duRhin , et il suffira qu’il soit instruit sur le champ du moment fixépour commencer les opérations, et des époques précises quanddes secours ultérieures seront nécessaires, ainsi que du montant deces secours, afin qu’il ait le tems de prendre des mesures pouren faire la provision, et que les opérations ne manquent pas fauted’alimens. Cependant le point important n’est pas de prendre desplaces, et d’avoir des passages sûrs pour l’arrivée des subsides.Avant tout, il faut desorganiser l’armée. M. Drake se plaintde l’ignorance où on le laisse des progrès que les agens du comitéont dû faire, pour y gagner dès partisans, mais il se confie à leurzèle. Il suppose avec sécurité que les tentatives faites dans cettevue ont complettement réussis, et qu’on est assuré d’une puissantediversion à cet égard ; sans cet aide déclare-t-il solennellement,vos opérations seront bornées à faire insurger trois ou quatre dé-partemens, ce qui ne peut gueres réussir à la longue, en suppo-sant que le premier consul conserve assez de pouvoir sur sestroupes pour les faire marcher contre vous.

Cette inquiétude, on le croira sans peine, est l’idée dominante deM. Drake ; elle le saisit, elle l’occupe sans cesse ; mais enfin, il atrouvé un admirable expédient pour se rassurer: il faudrait, dit-il,proposer aux soldats un petit surcroît de paye au délà de ce qu’ilsreçoivent du gouvernement actuel. Digne découverte d’un mi-nistre corrompu, d’un gouvernement qui pese au poids de l’ortoutes les actions, toutes les affections humaines. Rien, à son gré,ne doit résister à cet or, qui est au-dessus de tout, et cette arméeFrançaise , idolâtre de l’honneur, attachée par la gloire de mille com-bats, et de dix années de victoires ; cette armée qui méprise la