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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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agent de l'Angleterre dont la mission politique n’est que le ma S( |plausible d’un ministère occulte de séduction et de soulèvement 6J’ai l’honneur de mettre sous vos yeux des pièces qui prouventque M. Spencer Smith, agent diplomatique de l’Angleterre dansles états de Wirtemberg, à l’exemple de M. Drake lie s’occunedepuis son arrivée dans le lieu de sa résidence qu’à prostituer soncaractère public, son influence et l’or de son gouvernement à cetinfâme ministère.

M. Spencer Smith a laissé pénétrer le rôle secret qui fait l’obieteffectif de sa mission diplomatique. Je présente au premier consulune lettre énigmatique que ce ministre écrit à M. Lelievre de SaintRemi, un de ses agens en Hollande. Cette agent espion,émi»réetamnistié, était déjà connu de la police et avant d’avoir une des piècesde sa correspondance avec M. Spencer Smith. Je savais par d’au-tres rapports que, près d’obtenir son amnistie, qu’il a eue en Pluviôsean 11, il avait quitté Sézesa patrie, en Nivôse, même anuée, pouraller à Cambray ; et que le 2 Frimaire dernier, il était allé en Hol-lande pour y servir sous le nom de Pruneau et y suivre la double di-rection d’un Français, espion, nommé Le Clerc, que le ministre An-glais entretenait à Abbeville , et celle d’un espion accrédité nomméSpencer Smith, que le même ministère avait décoré pour le couvrirdu manteau d’un titre diplomatique.

Je savais encore, par des pièces extrêmement nombreuses et nonmoins instructives, saisies sur l’espion d’Abbeville , que M. SpencerSmith, avant de quitter Londres , s’était mis dans des rapportstellement intimes, avec un comité général d’espionnage établiprès du ministère et dont la direction a été confiée à l’abbé Ratel,qu’il avait demandé et obtenu de ce comité un secrétaire de con-fiance nommé Pericaud, qui devait suivre la correspondance se-crette, recevoir et donner tous les renseignemens aux agens deHollande, aux espions des côtes, aux conspirateurs de Paris . Leslettres à Lelievre, le crédit de deux mille Louis, donné sur laMaison Osy à Rotterdam , le chiffre, la lettre énigmatique No. J.sont de la main de ce Pericaud ; et ainsi on voit que M. SpencerSmith est parti pour sa résidence avec tout l’appareil qui convientà un ministre diplomatique de l’Angleterre, c’est-à-dire, des encressypathiques, des mots d’ordre pour s’entendre avec tous les es-pions, des lettres de change pour payer leurs services, et un in-termédiaire sûr pour suivre leur marche et les diriger sans se com-promettre.

Il faut venir encore une fois à M. Drake. Les deux rapportsque je mets sous vos yeux, Citoyen Premier Consul, vous rendentcompte d’une mission remplie auprès de ce ministre, par le citoyenRosey, capitaine adjutant major du 9eme régiment de ligne, engarnison à Strasbourg , que M. Drake a bien voulu prendre pourl’agent d’un prétendu général qui devait soulever quatre départe-mens, attirer à lui l’armée Française, renverser votre gouvernement,installer à sa place un directoire démocratique, et mettre ensuite