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lation de la bassesse, de l’imraora'ité et de la stupidité de sa di-plomatie.
Quant à M. Spencer Smith j’ai de fortes raisons pour penserque les opérations dont il est chargé ne se bornent pas à cestrames, qu’il dirige les évenemens qui se passent dans le canton deZurich , et que les troubles qui agitent de nouveau cette malheu-reuse contrée sont dus à son or et à ses intrigues.
Citoyen Premier Consul, je sors peut-être des bornes de mouministère ; mais je dois vous le dire avec la vérité dont vous aimezle langage, la France ne peut pas tolérer qu’une puissance ennemieétablisse sur un territoire neutre des agcns accrédités, dont la prin-cipale mission est de porter la division au sein de la république.Vous êtes à la tète d’un nation assez grande, assez forte, assezbrave pour que vous ayez le droit d’obtenir une neutralité absolue.Vous m’avez ordonné constamment de ne pas souffrir que, surquelque partie que ce soit de notre immense territoire, des con-spirations soient ourdies contre aucun des gouvernemens existans.Et déjà pendant le court espace de teins qui s’est écoulé depuisque l’administration de la police m’est confiée, j’ai plusieurs foisanéanti des machinations qui menaçaient le roi de Naples et leSaint Siège ; j’ai fait poursuivre à Strasbourg les fabricateurs defaux billets de la banque de Vienne. Tous ces faits ont démontréà quel point est sincere votre volonté de mettre les gouvernemensétablis à l’abri de toute espece de propagandes et de complots.Comment n’auriez-vous pas le droit d’exiger des états de l’empireGermanique, une entière réciprocité'? Comment Munich , Stut-gardt, Ettenheim et Fribourg aurait-il celui de demeurer le centredes conspirations que l’Angleterre ne cesse de former contre laFrance et l’Helvétie?
Ces objets méritent toute votre sollicitude, citoyen premierConsul, et j’ose vous le dire, parce que cette liberté convient auchef de la justice, la plus sérieuse attention à cet égard fait partiede vos premiers devoirs.
On peut objecter, je le sais, que l’Angleterre comme puissanceamie, est en droit d’entretenir des ministres auprès des électeurs deBavière , de Bade, de Wurtemberg. Mais la diplomatie Anglaisese compose de deux especes d’agens que tout le continent sait très-bien distinguer. Des ministres tels que Cornwallis et Warens , sesont jamais accrédités que pour d’honorables missions, pour main-tenir la bonne intelligence entre les nations, et régler les grands in-térêts de la politique et du commerce; tandis que les Wickham,les Drake, les Spencer Smith, sont connus de l’Europe entière pourdes artisans de crimes dont la lâcheté se met à couvert sous uncaractère sacré.
Je dirai plus, la présence de ces méprisables agens est péniblepour les princes amis de la France, et les cours de Munich et deStutgardt ne pouvaient supporter qu’avec dégoût Drake et Spen-cer Smith, à qui beaucoup de raisons devaient faire soupçonner
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