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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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une toute autre mission que celle qu’annonçait le'titre dont ilsétaient décorés.

Sur la demande que vous en avez faite, les électeurs de Bavière et de Wurtemberg ont éloigné de leurs états ce reste impur deFrançais ennemis de la patrie, dont la haine a survécu aux cala-mités de la guerre civile et au pardon que vous leur aviez accordéQu’ils repoussent également ces artisans de conspirations, dont làmission n’a d’autre but que de ranimer les dissentions intestines enFrance , et de semer de nouveau la discorde sur le continent. Lespeuples nos voisins ne doivent-ils pas redouter autant que nous-mêmes le retour des troubles politiques et de tous les fléaux d’uneguerre qui ne serait profitable qu’à cette nation ennemie de toutesles nations?

Je demande donc avec instance, et tous mes devoirs enversvous, citoyen premier Consul, m’en imposent la loi,.que le cabinetprenne des mesures afin que les Wickharas, les Drakes, les SpencerSmith, ne soient reçus chez aucune puissance amie de la France ,à quelque titre, et sous quelque caractère que ce puisse être. Leshommes qui prêchent l’assassinat et qui fomentent les troublesciviles, les agens de la corruption, les missionnaires de la révoltecontre les gouvernemens établis, sont les ennemis de tous les étals,de tous les gouvernemens : le droit des gens n’existe pas poureux.

J’ai rempli mon devoir, citoyen premier Consul, en mettant sousvos yeux les faits qui prouvent que Drake et Spencer Smithexercent sur le contineut la même mission que celle dont Wickliamfut chargé pendant la guerre précédente, votre haute sagesse ferale reste.

Le grand Juge, Ministre de la Justice,

(Signé) Regnier.

A Paris , le 20 Germinal, An 12.

No. I.

Rapport de la Mission dont fai été chargé par le Conseiller

d’Etat et Préfet du Département du Bas-Rhin, près M,

Drake, Ministre d’Angleterre à Munich .

Le 10 Ventôse, après avoir reçu par les mains du préfet duBas-Rhin les instructions de M. Muller, je partis de Strasbourg pour me rendre près M. Drake, ministre d’Angleterre à Munich .

Le 13, j’arrivai à Augsbourg, et lui adressai deux lettres dontvoici copie :

Monsieur,

J’ai été chargé par M. Muller d’üne lettre que je désireraisvous remettre moi-même ; voudriez-vous bien m’indiquer le jouret l’heure où je vous incommoderai le moins?

J’ai l’honneur d’être, &c.

Le 17 au matin voyant que je ne reçevais point de réponse, je