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confiance ; elles auront des fonds à la disposition de votre général-lorsqu’il en aura besoin, il enverra quelqu’un avec une carte decelles que je lui envoie, (elles sont numérotés jusqu’à quatre); onpourra remettre à la fois deux ou trois mille louis; c’est je croisl’or qui lui conviendra le mieux; car je ne pourrai pas lui es-voyer du papier sur Paris , sans donner lieu au soupçon. Vous luiremetterez ces quatre lettres de change montant à 9,900 francsou 10,114 îiv. 17s. 6d., c’est tout le papier que j’ai punie pro-curer sur Paris . Je viens d’écrire à M. Smith à Stutgardt, pourqu’il s’occupe à ramasser de son côté le plus de fonds qu’il pourra,(vous remettrez vous-même la lettre à la poste à Kuustadt), afinque les opérations 11e languissent pas faute d’argent ; si cependantvous voulez attendre jusqu’au Mercredi, vous pourrez porter avecvous une somme plus considérable.—Je lui répondis que mongénéral m’avait expressément ordonné de revenir de suite, et qu’ilrti’était impossible d’attendre.—Si votre général vous envoie en-core une fois, ou qu’il envoyait quelques autres personnes, vouslui direz qu’il les adresse chez moi directement. Il y aura-tou-jours un logement de prêt. Je me suis logé hors de la ville àdessein ; car je suis ici entouré d’espions : on épie toutes mesdémarches.”
A propos, repris-je, j’oubliais de vous dire que le bruit courtici que vous devez quitter cette ville, pour retourner en Angle-terre ; vous êtes, dit-011, rappelé par. votre gouvernement. Jevous avoue que cette nouvelle m’a beaucoup affligé.—Il est vraiqu’on le dit ; mais voila ce qui a donné lieu à ce bruit. Il y aquelque tems que j’ai fait meublir ma maison ; j'ai demandé àmou tapissier l’inventaire des meubles qu’il m’a fournis, et on acru que j’allais partir: mais rassurez vous, mon ami, il n’en estrien ; cette nouvelle est fausse.”
Il m’a fait sortir par une petite porte dérobée, il est venu m'ac-compagner jusqu’à la porte de la ville en me disant qu’il espéraitavoir bientôt des nouvelles de mon général.
Telles sont les expressions dont s’est servi M. Drake dans laconversation que nous avons eue relativement à ma mission.
Le plan ou lettre de M. Drake, écrit en encre sympathique, lalettre qui m’a été adressée sous le nom de Lefebvre, le reçu dumaître de poste de Kanstadt, de la lettre adressé à M. Smith àStutgardt, les quatre lettres de change, et le même rapport, ontété remis au préfet.
Strasbourg , le 25 Ventôse, An 12 .
(Signé) Rosey.
Adjudant-Major , capitaine au 9 eme régiment d’infanteriede ligue.