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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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écrit tout ce que vous me dites là, même plus, que le comité l'avaitaccusé d’avoir reçu des fonds pour un autre comité révolutionnaire ;Je vous assure que je ne connais pas d’autre comité. Si je n’aipas fait passer d’avantage de fonds, c’est que je vous avoue franche-ment que je ne voyais pas très^elair dans les projets de votrecomité : il y a quelque tems quon m’écrivit qu’on pouvait insur-ger quatre départemens ; que j’aie, moi, à leur envoyer un plan :je vous demande s’il eût été raisonnable que je le fisse, ne connais-sant pas leurs moyens et ce qu’ils pouvaient mettre à exécution ;aujourd’hui c’est différent, j’y vois clair; aussi je m'employeraibien volontiers, à vous donner tous les secours pécuniaires quisont à ma disposition : vous pouviez compter sur moi ; ainsi,Vendredi, à quatre heures, venez dîner avec moi, et vous trou-verez vos dépêches toutes prêtes.

Vendredi je me présentai de nouveau chez M. Drake ; il mereçut avec l’accueil le plus grâcieux.—Vos affaires sont prêtes ; j’aiécrit à votre général; je pense qu’il sera très-content de moi;l’écriture n’est pas apparente ; mais je présume que votre généralen a la recette; s’il ne la connaissait pas, M. Muller la lui donne-rait. Vous lui recommanderez encore de ne pas trop se presser,car mon premier avis était d’attendre que B. fut parti pour Bou-logne , et sur le point de s’embarquer. Vous ferez sentir à votregénéral la nécessité qu’il y aurait à s’emparer de l’Alsace , princi-palement d’Hnningue et de la citadelle de Strasbourg . Ah ! sivous pouviez avoir Hunitigue et la citadelle de Strasbourg , quelcoup ! Je pourrais me rapprocher de vous, et vous donner desuite des secours pécuniaires ; point de retard dans nos opéra-tions, nous agirions de concert, et cela irait infiniment mieux : ilserait aussi bien important d’avoir un gros parti à Paris , car sanscela le reste n’est rien. Il faut vous défaire de B•••• (j’avoueque je craignis eu ce moment de me trahir par la vive indignationqui m’agitait), il continua. C’est là le moyeu le plus sûr d’avoirvotre liberté et de faire la paix avec l’Angleterre. Une chose queje recommande encore à votre général, c’est de remuer tous lespartis. Tout doit vous être également bon, royalistes, jacobins,&c. excepté les amis de B - • • • à qui il ne faut pas vous fier, decrainte d’être trahis : il faut aussi que votre général se mêle desproclamations que le Consul ne manquera pas de faire circuler,lorsque vous aurez commencé votre insurrection ; il dira que telsou tels départemens se sont un peu insurgées, mais que cela estdéjà dissipé, et cela, pour effrayer les autres départemens et lesempêcher d’agir ; car voila comme on éteignit la guerre de laVendée . On fit courir le bruit que Georges était arrêté, tout lemonde rentra dans l’ordre; et on va faire de Pichegru comme onfit avec Georges; car quoique la gazette d’aujourd’hui annoncesou arrestation, je n’en crois absolument rien : on peut arrêter unmalheureux, et dire c’est Pichegru . Il est important que vousdisiez à votre général qu’il m’indique le plutôt possible un oudeux villes dans lesquelles je pourrai envoyer des personnes de