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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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assez à teins pour vous mettre à même de retirer ou de vous rendre ici avec toute la célérité possible.

Croyez moi avec la considération la plus parfaite,

Monsieur,

Votre très-humble et obéissant serviteur,

Nota Mancs.

Mettez dorénavant vos lettres à l’adresse de l’abbé Dufresne.

No. vr.

Copie de la Lettre de M. Francis Drake .

Le 2 7 Mars, 1804.

Monsieur,

J’ai bien reçu votre lettre du 18, par votre aide-de-camp quiest arrivé ici avant-hier au soir.

Je suis bien charmé d’apprendre que le comité soit d’accordavec vous et moi, quant à l’idée de réunir tous les mécontenssous quelques enseignes qu’ils aient marchés jusqu’ici; et commeles vues que vous annoncez sont entièrement conformes auxmiennes et me paraissent devoir parfaitement remplir l’objet decette conduite, je n’ai pas besoin de m’étendre davantage sur cepoint.

Je suis de plus en plus convaincu de l’extrême importance duposte d’Huningue pour vos opérations, puisque si les autoritésconstituées de Bonaparte et le militaire, qui se trouvent entre laligne principale de vos opérations et la frontière de Suisse oul’Allemagne , sont contre nous, il vous sera extrêmement difficilede tirer les secours pécuniaires de Fribourg et de les faire arriverà Besançon , puisque dans un pareil moment d’alarme et d'embar-ras, il est à présumer que les routes seront obstruées et qu’aucunvoyageur ne pourra passer. La communication la plus courteavec Fribourg sera de Belfort , qui est sur la droite de la ligne quevous vous proposez d’occuper, en passant ou par Bâle et la fron-tière de la Suisse, ou par la frontière de l’Alsace , or, si voustrouvez des ennemis sur l'une ou l’autre dt ces frontières, le pas-sage deviendrait impraticable pour vos envois. Sous ce point devue donc, la possession d’Hnningue me paraît indispensable,puisque vous n’aurez pas là que le RhTn à passer pour arriver surla rive droite de ce fleuve; passage qui tous sera assuré, puisqu’ilse trouve sous le canon même de la ville d’Huniugue. Mais sivous croyez que l’entreprise sur Huningue pourrait manquer, simême vous n’étes pas à peu près sûr qu’elle réussira, je ne vou-drais pas qu’elle fut tentée, parce qu’il est de la derniere impor-tance, je dirai même de la derniere nécessité, qu’aucune de vospremiers opérations ne vienne à manquer, puisqu’un pareil con-tretems jeterait de la défaveur sur tout votre projet, encourageraitle gouvernement actuel, ferait naître l’idée à .vos amis et à vosennemis, que vos moyens sont faibles, exciterait peut-être desdoutes parmi vos partisans, et découragerait ceux qui seraient dis-posés de se joindre à vous, Il se peut encore que vous regardiez