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de l’intérêt à la correspondance, que pour assurer sa prompte etexacte arrivée tant par la France que par la Hollande ; les fondsne nous manqueront pas, et soyez certain que je ne perds et neperdrai jamais de vue le sort futur de Gemefroid (Bailly) et detous ceux qui le secondent ; pour peu que ceci dure, ni lui ni euxn’auront rien à redouter pour l’avenir, quelle que soie l’issue de lalutte actuelle. Pruneau m’à dit que Leger (Bailly) était allé àParis pour activer nos amis ; je connais trop sa prudence et sonexpérience pour m’alarmer sur cette détermination. Je vousavoue cependant que je suis impatient d’apprendre qu’il eu est deretour. Je vois que Julien (l’adjoint) nous est bien plus utile queVermeil: vous pouvez mettre le premier à la tête de tous, enménageant cependant l’amour propre du dernier; tenez-vousdonc pour dit à jamais que Lepage (Bailley) est le maître de fairetout ce qu’il jugera le plus convenable pour le plus grand avantagede notre chose.
Si Dufour (Lemoine) avait recueilli quelques renseignemens surl'agence du roi à Paris , il me ferait plaisir de m’en faire part :dans ma prochaine lettre, je l’instruirai en détail de la mauvaiseboutique qu’il y a ici, je voudrais bien qu’Hector put nous êtreutile, et que Lepage (Bailly) put l’adjoindre à nos amis d’unemaniéré aussi avantageuse pour nous que pour lui, il doit avoir desaccointances avec les agens royaux à Paris . Nous n’avons eu au-cun détail sur Toulon ; tâchez de nous en procurer. Sur toutechose n’épargnez rien pour avoir un émissaire sûr dans l’agence despatriotes Irlandais à Paris et pour découvrir leurs projets et me-nées, ainsi que la maniéré dont-ils correspondent avec leur parti.On n’a pas ici les signaux de mer ; mais on ne ferait de sacrificepour les avoir qu’autant que l’on serait sûr qu’ils ne changerontpas souvent, et que dans le cas de leur changement ont put enêtre promptement averti, afin de n’être pas induit en erreur.
Si vous croyez, mon ami, que Vallon ne puisse être employé,faites lui donner dix louis de ma part, par forme de gratification.J’envoie à Ravoisé (Lacote) à Rotterdam , une nouvelle lettre decrédit de la valeur de 2000 livres sterling: vous me ferez plaisir dem’euvoyer vos comptes, quand cela vous sera possible. Tous lesdétails que Leger (Bailly) a donnés à Dufour (Lemoine) sur lesprisonniers, et ceux qui sont en fuite, et ce que Reniusat lui enappris, l’ont beaucoup soulagé; il faut continuer de les biensoigner tous sans excepter ceux des mâtelots déténus au templequi sont des nôtres ; il faut de plus assister leur famille à Bou-logne . Je suis bien satisfait de la mere de Couturier (Montsee),dites le leur.
Toute réflexion faite, mon ami, je révoque l’ordre de congé debail de la maison des Chiens (Charenton ). Je suis décidé de lagarder à mon compte comme par le passé. Je suis bien charméque Montauban (Montsee) y soit resté, et qu’il puisse continuerde prendre soin de mes effets.
Ne m’envpyez pas mes lorgnettes ni le linge que j’avais chargé
6X ?