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tez; il vous prie d’ètre son interprète auprès de Sangrin (Lebrun),qu’il aime toujours de tout sou cœur ; dites lui aussi beaucoup dechoses aimables de la part de mon lïere.
Nous parlons de ce bon Sangrin (Lebrun) bien souvent.
Adieu, bon et sincere ami; continuez-moi vos bontés, et croyezà la reconnaissance de la personne qui vous embrasse de tout soncœur. Ma santé est uti peu meilleure ; j’espere que le printemsla rétablira entièrement.
No. 10.
3 Janvier, 1804.
Le teins étant devenu meilleur, mon ami Pruneau est parti hierde grand matin pour Deal, à reflet de s’y embarquer sur le cutterchargé du service de noire correspondance mais à midi j’ai reçuune lettre de Montfort (le colonel Smith frere) qui m’apprenaitque l’amiral de Deal avait donné une autre destination à ce cut-ter; j’étais.car depuis huit mois je n’ai cessé d’être con-
trarié par l’amirauté, qui ne s’entend pas trop bien avec le dé ■partement des affaires étrangères, et qui m’a, il cause de cela sus-cité mille tracasseries. Je suis aussitôt aller trouver Boutin(Riglit,aide-de-camp du commodore) pour nous rendre ensemblechez Pain (M. Hammon) qui a été aussi fâché que moi de ce con-treferas ; alors Boutin (Righl), par le désir de faire quelque chosed’agréable à l’un comme à l’autre, s’est offert de faire le servicede notre correspondance, en mème-tems que les affaires de Tabi-neau ; cette offre a été acceptée avec empressement d’après cela,mon ami, nous n’aurons plus affaire qu’à Boutin (Right) qui ira detout cœur et d’inclination. SI exige cependant que nous ne con-fondions pas les affaires de Bouchard (Pichegru ) avec les nôtres,afin que s’il arrivait un malheur aux mis, il ne put devenir nuisibleaux autres, et qu’il u’y ait pas lieu à se faire des reproches de partni d’autre, &c.
Il paraît que Laurent (capitaine Wright) ne voudrait pas quenous cherchions à établir un point de communication au-delà deTréport, réservant tout ce qui est à l’ouest pour Beaucousin (Piche-gru ) mais vous pouvez en établir tant qu’il vous plaira à l’Est;c’est-à-dire, depuis le Tréport jusqu’à Etaples , il pense que l’em-bouchure de. serait très-favorable ; il préférerait aussi
un point entre le Tréport et le bourg d’Eu à celui fixée dans labaie, parce qu’il trouve beaucoup d’inconvéniens à s’y enfoncer.D’après tout cela, mon ami, ne cherchez pas à vous lier avec lesgens de Bouchard (Pichegru ), mais tâchez seulement de con-naître leurs moyens et leurs ressources. Comme Michel!, le prêtre,va être mis à bord du Volcan , que commande Boutin (Right) ill’emploiera à notre service ; cela n’empêchera pas Pruneau d'yaller. Adieu, mon ami, j’espere que tout va aller bien, d’après cenouvel arrangement.
Voudriez-vous que je vous envoyasse le Courier de Londres ,qui paraît deux fois la semaine, et l’Ambigu de Peletier, qui ne