Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
1118
JPEG-Download
 

1118

laquelle il reste â conquérir l’assentiment d’un seule d’entre nous.Chacun des membres de cette assemblée connaît depuis lou<r-teins le vœu unanime de ceux qui la composent, sur la propositionimportante dont vous Êtes occupés. Cette proposition n’est elle-même qu’une occasion pour déclarer uu fait qui ne laisse plusrien à décider. Il est d’une heureuse et incontestable notoriété,que le peuple Français, pressé par les motifs les plus puissans dé-terminé par les intérêts les plus chers, entraîné par les sentimentles plus nobles, veut l’hérédité du pouvoir qui garantit sa li.berté, sa gloire, et son bonheur.

Ce n’est donc pas une discussion qui vient de s’ouvrir parmivous, c’est l’expression même de la volonté nationale qui s'estfait entendre. Quand elle se prononce d’uue maniéré aussi frap-pante, quels raisonnemens peuvent être encore nécessaires, maisaussi quelles réflexions peuvent être totalement dénuée d’intcrêt,lorsqu’elles tendent à mettre au jour quelques-unes des causesqui doivent avoir établi eette admirable harmonie entre l’opiniondes Français et la prospérité de l’empire?

Me tromperai-je, Citoyens Tribuns, en rangeant parmi cescauses la conscience de notre position à l’égard des autres puis-sances et la nécessité d’un gouvernement analogue au rang quenous occupons entre les nations. Bien avant la révolution quinous a préparé de nouvelles destinées, l’histoire offrait des preuvesmultipliéés d’un rapport constant entre l’état du governement euFrance, et la situation politique de l’Europe . Pour arriver auxrapprochemens les plus instructifs à cet égard, nous n’avonspas besoin de remonter pins haut que le milieu du dix-huitièmesiècle.

La paix d’Aix la Chapelle précédé de peu d'années l’époqueoù commencent les erreurs, les calamités et l’avilissement dugouvernement Français . Aussitôt de vives agitations se mani-festent, la guerre de sept ans menaæ l’existence d’un état impor-tant que '»uve, il est vrai, le courage indomptable de Frédéric;înais la France reste humiliée par une paix honteuse, et ainsil’Europe manque de garantie contre de nouvelles secousses: unfameux partage ne tarde pas à s’effectuer dans le nord, et les limitesde l'Empire Ottoman se resserrent d’une mauiere alarmante pourses alliées. Lorsqti’après 1 éclat passager de la guerre d’Amé-rique , le dernier des Bourbons commet toutes les fautes qui pré-parent l’anéantissement du pouvoir en le dégradant, une Répu-blique voisine est obligée de composer sur des prétentions con-tre lesquelles la simple possibilité de notre intervention aurait dûêtre une protection suffisante, et à peine essayons-nous de renoueravec elle des liaisons assez intimes pour défendre son systèmeconstitutionnel, qu’il est attaqué, détruit, sans que nous osionsnous y opposer.

Mais quelques remarquables que soient ces effets de lanulltle,où une dynastie dégénérée avait laissé tomber la France , la dé-monstration qu’ils fournissent est surpassée encore par les résul-sultats que les vicissitudes de la révolution oat fait éclaire?