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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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liaisons avec nous comme susceptibles de s’anéantir ie lendemainmême du jour où elles auraient été formées. Pas d’ennemisqui ne dussent être encouragés à la persévérance, par la con-sidération des chances continuellement existantes contre notrerepos intérieur. Ou ne pourrait jouir de la paix qu’au mi-lieu de mille incertitudes, et il faudrait s’attendre pour la pro-longation de la guerre à la plus furieuse opiniâtreté. Qu’on ré-fléchisse sur les rêves meurtriers du Cabinet de Saint James, etqu’on dise si en violant avec tant d’impudeur le traité d’Amiens , sien joignant aux hostilités les tentatives les plus atroces, les minis-tres Britanniques n’ont pas été déterminés par l’attrait de tousles succès que l’avenir pouvait ménager a leur haine contre unenation qu’ils supposaient assez imprudente pour se borner à lacréation d’un gouvernement électif.

Pans cette occasion encore, Citoyens Tribuns, comme à tantd’autres époques qui auront été saisies par votre sagacité, la Pro-vidence a voulu que les proje’s de nos ennemis tournassent à leurdétriment. Ils ont repris les armes et toutes les craintes, tousles dangers sont de leur coté. Ils ont salarié des assassins, et cecrime, en faisant leur opprobre, n’a servi qu'à motiver les pluséclatans témoignages de l’amour national pour le chef auguste del’empire. Ils ont fondé tous leurs plans, tous leurs complots surl’imperiection qu’ils remarquaient dans notre organisation poli-tique ; et tous ces plans, tous ces complots n’ont abouti qu’à pro-voquer des réflexions salutaires. Il n’est pas un bon Français quin’ait découvert l’espérance des ennemis et l’unique moyen dela déconcerter. L’évidence, je risquerais presque de dire l’ins-tinct de l’intérêt national, a propagé cette opinion avec uneextrême rapidité. Tous ceux qui ont eu une patrie, se sonttrouvés convaincus en même tems ; pourrait-on s’eu étonner,puisque l’expérience la plus frappante le raisonnement le plussimple et le sentiment le plus généreux, la reconnaissance d’ungrand peuple envers un grand homme agissaient à la fois et dansla même direction ?

Ainsi s’explique, citoyens tribuns, ce vœu universel qui a de-vancé le nôtre et sans lequel notre devoir ne nous permettraitpas d’élever la voix dans cette circonstance. Vous avez étéconstitués organes du peuple; cette noble mission, vous l’avezconstamment rempli avec une religieuse fidélité, mais jamaisplus qu’aujourd'bui vous n’aurez eu la’ certitude d’exprimerréellement le vœu national.

Quelque graves, quelque irresistibles que soient les considé-rations qui l’ont produit, et qui en pressent l'accomplissement, ilme semble, citoyens tribuns, qu’il nous reste une question a nousfaire. Quand nous sollicitons, avec tous les Français , accessi-bles à l’amour de la patrie l’hérédité du pouvoir suprême, est ceune sacrifice que l’expérience et la nécessité nous arrachent aupréjudice des principes que la France invoqua lorsqu’elle de-jüqtula compte au dernier des Bourbons? Nous ue pouvons pas