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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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nous le dissimuler; si après avoir maiittenifces principes par tantde sacrifices, si après les avoir consacrés par tant de victoires, nousvenions aies démentir, un sentiment pénible tourmenterait la na-tion. Dans les villes et dans les campagnes, comme sous les dra-peaux, ou se demanderait pourquoi des flots de sang auraient étéversés. Déprimés aux veux de l’Europe , et ce tpii serait plusdouloureux encore, déprimés à nos propres yeux, nous serionsforcés de nous avouer que nous n’aurions acheté à si haut prixque le droit de choisir nous-mêmes la tormuie d’une tardive ethonteuse abjuration.

Plus cette ignominie serai! flétrissante, plus nous avons à nousféliciter en voyant la malveillance même la plus absurde réduiteà l’impossibilité de nous l’attribuer. Quand les citoyens, quandles étrangers eux-mêmes veulent rappeler les beaux momcus dela révolution Française , les uns et les autres s’accordent à citercette journée d’impérissable mémoire, où de toutes les parties del’empire, des hommes libres se réunirent pour serrer les nœudsd'un nouveau pacte social. A cette époque fameuse par le géné-reux enthousiasme qui échauffait, qui transportait la nation, pa-rut-elle croire que ses représeutans eussent eu la faiblesse de con-server aucune institution incompatible avec la liberté et l'égalité?,Cependant on venait de reconstituer un gouvernement héré-ditaire, parce que le gouvernement héréditaire est suscc. tible(le se combiner avec une constitution libre, parce qu’il n’entredans son essence aucun rapport nécessaire avec cette mul-titude de privilèges odieux, de distinctions féodales et d’ins-titutions incohérentes dont la révolution a pour toujours debar-rassé notre patrie. C’est par les mêmes motifs que nous désironsaujourd’hui i’hérédité du pouvoir suprême; nous n’avons, as cesséhêtre les Français de 1790 que l’histoire n’accusera d’aucune con-cession servile.

Je me trompe, citoyens tribuns; il n’esl pas question pour nousde réunir à la même position ; celle que les évenemens nous ontpréparées est bien préférable. Alors, le pouvoir héréditaire res-tait le partage d’une famille sur laquelle il avait fallu conquérir laliberté, d’une famille qui avait laissé avilir l’autorité et dont uneméfiance trop raisonnable écartait les affi étions de la France .Cette méfiance ne tarda pas à être amplement justifiée par lafuite de Louis XVI .

Ce fut à Cette époque, quand l’assemblée constituante essayade replacer le sceptre dans les mains si'débiles d’un Roi détiônépar l’opinion, ce fut, dis- je, à cette époque que se manifesta Jepremier dissentiment entre la nation et ses représeutans. Il estinutile d’examiner dans ce mompnt, et il sera peut-être toujourstrès-difficile de reconnaître si l’assemblée constituante, au milieudes conjonctures où elle se trouvait, aurait eu la possibilité deprendre une détermination différente de celle quelle adopta etdont elle ne devait pas se dissimuler les inconvéniens.

Ce qui est incontestable, c’est que les amis les plus chaleureuxde la liberté auraient été au comble de leurs vœux, si la crise que