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par leurs propres infortunes, que les droits des citoyens Fran-çais sont au-dessus de toute protection étrangère.
\ quel horrible ministère sont réduites eux qui se sont décla-rés les ennemis irréconciliables delà patrie? Objets du mépriset de la défiance de toutes les Puissances du Continent, ils netrouvent d’accueil qu’en Angleterre, oit le gouvernement sembleles tenir en réserve pour être les instrumens des crimes qu’ilmédite.
La famille des Bourbons a régné autrefois en France ; maiscelle de Charlemagne y avait régné avant elle.
Comment Hugues Capet fut-il élevé sur le trône ? LothaircDuc de Lorraine , dernier rejetton de la race Carlovingienneprétendait l’occuper. 11 invoquait les lois fondamentales de laMonarchie; les seigneurs dirent : Il s’est lié avec un Prince en-nemi de la France . Un transfuge, un déserteur de l’état n'a plusaucune droit à la couronne. Hugues Capet fut élu, et l’iustantmême où il aigrit le bandeau royal, il prononça d'avance lejugement de ses derniers descendans qui n’ont pas craint de seliguer avec tous nos ennemis et de prendre les armes contre lapatrie. Les Capétiens ont donc été exclus par la force même desprincipes qui avaient servi de titre à leur race.
Eh! lorsque les Français veulent créer un nouveau trône,lorsqu’il s’agit de l’édifier sur des bases dignes de la plus grandenation de l’univers, quel peuple éclairé, quel gouvernement debonne foi pourrait les croire assez imprudent, assez ennemis deleur gloire, des intérêts de chaque citoyen et de la dignité de lanation, pour songer à des délires qu’il serait impossible de réu-nir sans renoncer au repos dont nous jouissons, et qui nous acoûté de si grands sacrifices? Que dis-je, des convulsions, desvengeances, la guerre civile, le démembrement de la France ,l’anéantissement de tous les traités conclus sous la foi nationale,voilà les malheurs qu’il nous faudrait subir ! Tout le fruit de larévolution serait à jamais ravi et aux Français qui survivraientet aux générations futures.
Mais éloignons de nous un aussi déchirant tableau, et ne son-geons qu’à rendre grâces à la Providence qui depuis long-temsnous a signalé le chef d’une nouvelle dynastie. Napoléon Bo-naparte avait étonné de ces exploits cette Italie accoutumé de-puis des siècles à ne parler que des armées Romaines. Il donnela paix au Continent, l’Afrique est témoin de nouveaux pro-diges, son nom retentit en Asie , il remplit le monde.
Romaines du tems des Scipions, des Pompée , et des Auguste,vous avez transmis jusqu’à nous des traces de vos triomphes !
Mais quelle marche triomphale excita jamais ces élans cet en-thousiasme que la nation toute entière fit éclater lorsque Napo-léon fut rendu à nos vœux ?
Ah ! l’étoile de la France avait disparu de notre horison !
Depuis long-tems on se disait : Quand s’élevera-t-il un grandhomme pour mettre un terme à tant de calamités ?