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libérales ; la garantie de la prospérité au-dedans et notre consi.aération au-dehors : voilà <|uel avait été le véritable vœu nationaleet tous les Fiançais avaient bien senti que ce vœu ne pouvaits'accomplir, qu’avec un trône héréditaire et des institutions pro-tectrices des citoyens contre les erreurs de l’autorité, protec-trices du trône lui-même, contre la faiblesse des gouvernailsLa sagesse de ces principes trouve un grand appui dans notrepropre expérience.
Que d’erreurs, que d’infortunes, que de catastrophes ! ! £ nl’an 4 après les teins qtd avaient précédés, ce fut beaucoup quede remettre le pouvoir exécutif dans un petit nombre demains.
Mais enfin le 1 S Brumaire vint remplir l’objet d'une partiedes sollicitudes et des vœux de la nation, le pouvoir exécutif futconfié à un seul.
Combien la France s’est trouvée heureuse dès les premiers |
instans du consultât! le peuple Fiançais, également entraîné '
par son intérêt et sa reconnaissance, proclama Napoléon Bona-parte Premier Consul à vie, tuais il n’y a en lui d’imtuortel quesa gloire. Un nouvel acte investit le Premier Consul du droitde nommer son successeur, mesure généralement applaudie dela nation, qui semblait garantir sa tranquillité fulure, mais dontle plus épouvantable complot a démontré l’insuffisance.
Français , vous aurez toujours présentes ces époques, onremplis d’effroi nous apprîmes les dangers dont la vie de notrehéros avait été environnée. Notre premier sentiment était biendû à notre amour pour lui. mais pouvions-nous ne par songeraussi à notre repos et au sort de nos enfans ?
Regardons autour de nous. Comment les grandes Puissancesde l’Europe sont-elles constituées 1 Avec un pouvoir héréditaire.Charpie peuple est seul arbitre de la forme de son gouvernementet de ses institutions. L’Europe sait bien que la France ne peutrecevoir de lois d’aucune partie du monde ; mais les mutations \dans le siège du pouvoir ne pouvant que trop servir d’occasionà des troubles intérieurs, nous devons nous garder d’offrir unetelle perspective aux autres gouvernemens; j
La force des choses autant que celle des principes, lions |
ramene donc à l’hérédité du pouvoir, et parce qu’elle est l'appui j
d’une grande société et parce qu’elle se concilie avec l’existencede grands corps qui peuvent seuls garantir sa propre durée, enmême tems qu’ils doivent garantir la liberté publique et l’égalitédes droits.
Le peuple Français veut tarir la source des troubles politi-ques ; mais il veut aussi conserver le fruit de ses longs et péni-bles travaux ; il veut l'assurer à la postérité la plus reculée.
La nation ne releve donc pas un trône féodal appuyé sur desinstitutions dont les élémens ne peuvent plus se rassembler.
Les erreurs, les illusions sont dissipées. <
Des Français qui avaient été séduits par d’antiques idées ouaigris par le malheur, ou entaîanés par des exemples, sont »umilieu de nous, heureux du bonheur général, et bien convaincus