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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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des lois, le consentement de l’impôt par une représentation na-tionale, bienveillante et solidaire, l’indépendance des cours dejustice, occupent le premier rang, parmi les moyens d’atteindre àce but. Les garanties données à la nation sont les plus puissanteset peut-être les uniques sauvegardes du pouvoir supiême. Ellessont compatibles avec l’établissement d’un gouvernement hérédi-taire ; elles peuvent recevoir une organisation libérale et protec-trice à la fois du chef de l’état et des citoyens. Le chef de l’étatet les citoyens sont désormais indivisibles en France , dans leursintérêts, leur repos, leur bonheur et leur gloire. Le tems n’estplus où les peuples étaient considérés comme la propriété desprinces; où les princes, tenant leur autorité du ciel, semblaient nerien devoir à la terre. Leurs obligations dérivent des mêmes con-trats que ceux qui lient les hommes entr’eux. La seule différencec’est que les intérêts en sont plus vastes, les stipulations plus véné-rables et les formes plus solennelles. Le ciel sans doute sanc-tionne ces augustes engagemens, mais il ne les bénit et ne leséternise-que quand ils sont religieusement observés par les peupleset par les rois, et il ne pardonne pas plus les parjures couverts dela pourpre, qu’à l’iniquité qui rampe dans la poussière.

D’après les motifs que je viens d’exprimer, j’appuie la motiond’ordre de Curée.

Discours du Citoyen Koch.

Je ne repéterai pas ce que tant d’orateurs ont amplement déve-loppé avant moi à cette tribune ; je me bornerai à énoncer suc-cintement mon opinion sur la matière importante qui nous estsoumise.

Il m’a toujours été démontré, et il l’est sans doute à tous ceuxqui réfléchissent sur les matières politiques, qu’un état tel que laFrance , que sa position topographique, que l’étendue de ses fron-tières, la grandeur de sa population, sa richesse territoriale etindustrielle appelle à jouer uu premier rôle parmi tes puissanceseuropéennes, doit avoir une unité d’actions des plus parfaites, unesuprême magistrature unique à laquelle aboutissent, en dernierressort, toutes les branches du pouvoir exécutif. Ce principe estmême applicable à tout état qui aspire à avoir quelque poids dansla balance politique de l’Europe . Le pouvoir de ce chef unique,de cette suprême magistrature doit être héréditaire; uu ordre desuccession stable et permanent doit nécessairement avoir lieu.C’est là le seul et unique moyen de préserver l’état des orages etdes convulsions qu’un système électif quelconque entraîne natu-rellement avec soi. L’expérience des siècles a constaté cette vé-rité; et les nations, tant anciennes que modernes qui s’en sontécartées pour suivre de vaines théories, ont toujours porté la peinede leur imprévoyance et de leur erreur.

Il ne peut plus être question parmi nous de l’ancienne dynastie.Elle a depuis long-tehis pêrdu ses droits ; le vœu national s’estassez prononcé sur ce point. Les trônes et les gouvernemens ne