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« Le tribunat, considérant qu’à l’époque de la révolution, oùla volonté nationale put se manifester avec le pins de liberté, le.weu général se prononça pour l’imité individuelle dans le pouvoirsuprême, et pour l’hérédité de ce pouvoir: Que la famille desBourbons ayant, par sa conduite, rendu le gouvernement héré-ditaire odieux au peuple, en Fit oublier les avantages et força lanation à chercher une destinée plus heureuse dans le gouverne-ment démocratique :
Que la France ayant éprouvé les divers modes de ce gouverne-ment, ne recueillit de ses essais que les fléaux de l’anarchie.
Que l’état était dans le plus grand péril lorsque Bonaparte , ra-mené par la Providence, parut tout-à-coup pour le sauver ;
Que sous le gouvernement d’un seul, la France a recouvré audedans la tranquillité, et acquis au dehors le plus haut degré deconsidération et de gloire ;
Que les complots formés par la maison de Bourbon , de concertavec un ministère implacable ennemi de la France , l’ont avertiedu danger qui la menace, si, venant à perdre Bonaparte , ellerestait exposée aux agitations inséparables d'une élection ;
Que le consulat à vie, et le droit accordé au premier Consul dedésigner son successeur ne sont pas suffisans pour prévenir les in-trigues intérieures et étrangères qui lie manqueraient pas de seformer lors de la vacance de la magistrature suprême.
Qn’en déclarant l’hérédité de cette magistrature on se conformeà la fois, à l’exemple de tous les grands états anciens et moder-nes, et au premier vœu que la nation exprima en 1789-Qu’éclairci par l’expérience, elle revient à ce vœu plus forte-ment que jamais, et le fait éclater de toutes parts;
Qu’on a toujours vu, dans toutes les mutations politiques, lespeuples placer le pouvoir suprême dans la famille de ceux aux-quelles ils devaient leur salut ;
Que quand la France réclamé pour sa sûreté un chef héréditaire,sa reconnaissance et son affection appellent Bonaparte ;
Que la France conservera tous les avantages de la révolution parle choix d’une dynastie aussi intéressée aies maintenir, que l’an-cienne le serait à les détruire.
Que la France doit attendre de la famille de Bonaparte plusque d’aucune antre, le maintien des droits et de la liberté du peuplequi la choisit, et toutes les institutions propres aies garantir;
Qu’enfin il n’est point de titre plus convenable à la gloire deBonaparte, et à la dignité du chef suprême de la nation Française que le titre d’Empereur ;
Le tribunat exerçant le droit qui lui est attribué par l’article29 de la constitution, émet le vœu ;
1°. Que Napoléon Bonaparte , premier Consul, soit proclaméEmpereur des Français, et en cette qualité chargé du gouverne-ment de la république Française :
2°. Que le titre d’Empereur et le pouvoir impérial soienthéréditaires dans sa famille, de mâle en mâle et par ordre deprimogéniture :