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Enfin il me semble que le citoyen Carnot devrait plus que per-sonne, être intimement ramené par la réflexion et l’expérience e(si j’ose le lui dire, par ses malheurs et par ses fautes, aux senti!mens et aux principes qui dominent dans celte assemblée et dansla nation. Dans un premier système de démocratie, le citoyenCarnot a eu le malheur d’élre exposé à siéger parmi des prescrip-teurs ; dans un autre système, d a été lui-même proscrit, et legouvernement contre l’acbevement duquel il s’élève, est celui làmême qui se félicite de l’avoir retiré de la proscription.
Discours du Citoyen Chabot (de l’Ailier).
Tribuns, je ne parlerai pas en ce moment sur les questions im-portantes soumises à votre discussion, mais je dois m’empresserde répondre à un passage de l'opinion du citoyen Carnot.
Il y eut, a-t-il dit, une arriéré pensée lorsqu’on proposa le con-sulat à vie.
Oui, je le déclare franchement, les propositions qui vous sontfaites aujourd’hui ne sont que le dévéloppement, elles sont lapensée toule entière de la proposition que je fis le 16 Floréal, an10 , et que dans le même esprit vous convertîtes en vœu national.
Alors, comme aujourd’hui, la paix était signée avec toutes lespuissances du Continent; elle venait d’être conclue avec l’Angle-terre; elle était établie au dedans comme au dehors; les factionsétaient détruites ; le prestige des vaines théories s’était dissipé;une longue et funeste expérience avait éclairé toutes les classes decitoyens, et déjà l’opinion publique s’était fortement prononcéepour l’hérédité de la magistrature suprême de l’état. Alors,comme aujourd’hui, le moment était favorable p@ur consolider legouvernement et pour assurer enfin la tranquillité du peuple.
Des considérations qu’il ne m’appartient pas dé juger et plusencore la magnanime générosité du premier Consul, comprimaientl’élan national. On n’adopta qu’une mesure insuffisante. Cepen-dant elle fut accueillie avec enthousiasme, parce qu’elle était unpas avancé vers le but principal et qu’elle donnait l’espoir prochaind’une institution complette et définitive.
On n’a que trop long leurs attendu ; la nation est lassé de touscesgouvernemens provisoires, qui en se culbutant les uns les au-tres, ont continuellement compromis son repos et son bonheur.L’opinion publique a franchi tous les obstacles elle nous presse detoutes parts, elle commande, on ne peut lui résister. Plaignonsceux qui regrettent le gouvernement de 1793, ou celui de l’an 5.Nous terminons notre ouvrage et mettons la derniere pierre àl’édifice social.
Je vote pour la motion de notre collègue Curée.
Dans la séance' du 13, Jard Panvillier a fait un rapport au nomde la commission spéciale nommée pour l’examen de la proposi-tion du citoyen Curée.
A la suite de ce rapport, il a proposé d’émettre un vœu conçuen ces termes :