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vernemcnt que le peuple a institué, la stabilité nécessaire pourgarantir l’état des secousses qui amèneraient infailliblement le re-tour de l’anar cliie et du despotisme? Interrogez les Français , etdemandez leur à quelle époque ils ont été réellement le plus li-bres depuis 1792 , ils vous répondront tous, oui tous, sauf les mal-faiteurs et les perturbateurs de l’ordre public, que c’est depuisque le gouvernement est remis dans les mains d’un seul, cest-à-dire, depuis le 18 Brumaire, an 8. Eh bien, que proposons-nous?c’est de consolider ou de perpétuer cet ordre de choses ; car il nes’agit pas de conférer à qui que ce soit le pouvoir absolu. Ce vœuimpie 11 e peut entrer dans le cœur d’aucun de nous ; et quand mêmenous serions assez lâches pour le former, il serait repoussé avec in-dignation par tous les Français ; il le serait, n’en doutons pas parcelui là même en faveur de qui nous l’aurions formé.
Non, il n’est plus au pouvoir d’aucune puissance humaine derétablir désormais le despotisme en France autrement que par lalassitude de l’anarchie. La nation a repris l’exercice de sa sou-veraineté, elle ne se dessaisira point de ses droits qui trouveronttoujours des défenseurs dans le sénat, dans le corps législatif, dansle tribunat et dans le gouvernement lui-même qui saura les respec-ter et les maintenir.
Ainsi tout ce qui existe sera conservé ou amélioré, la nation con-tinuerad’exercersasouverainetépar l’organe des représentais qu’elleaura choisis pour l’interprétation et la conservation des lois fonda-mentales de l’empire, pour la confection des lois civiles et crimi-nelles et pour le consentement des contributions publiques. Voilàles institutions dont le maintien et le perfectionnement sont l’objetde nos vœux ; s’il en est quelques autres que la sage prévoyancedu sénat juge nécessaires pour la gloire et la sûreté de l’Etat oupour la garantie de la liberté civile, elles seront dignes de lui etdu peuple pour l’intérêt duquel elles auront été créés.
Mais que parle-t-on de noblesse et de privilèges héréditaires.Quel serait le Français , quel serait sur tout le membre des pre-mières autorités qui 11 e se trouverait pas suffisamment honorés dubeau titre de Citoyen ? Non, il n’y aura plus parmi nous d’autredistinction que celle que donneront les vertus et les talens, d’autreconsidération, que celle qu’on acquerra par les services personnels:11 ’est-ce pas, nous le répétons encore, pour maintenir ces précieuxavantages de la révolution, que nous voulons consolider le gouver-nement qui seul peut nons les garantir ? N’avons-nous pas démon-tré qu’ils seraient perdus sans retour si par suites de troubles iné-vitables sous un gouvernement faible et précaire, nous étions en-core précipités dans une anarchie dont il est trop certain que nousne pourrions sortir que pour retomber dans les bras du despotisme ?Croit-ou qu’un autre gouvernement que celui qui doit son éléva-tion et qui devra son affermissement à l’ordre de choses qui nous aprocuré ces avantage, serait aussi intéressé à les conserver, et quetelui-ci voudra risquerde détruine la première base de son existence?