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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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douloureuse, dans laquelle des complots toujours renaissantforcent à vivre une grande nation que des travaux conçus par lasagesse et exécutés par le génie, semblaient avoir rendue à toutesles jouissances, à toutes les douceurs de la vie sociale.

Il est impossible de l’ignorer, et vous l’avez dit vous-même ;ce n’est pas le Premier Consul, c’est la révolution, c’est la libertéqu’elle a fondée, ce sont les principes qu’elle a établis, les institu-tions qui en dérivent que nos ennemis poursuivent avec tantd’acharnement et si peu de pudeur; et les poignards de leursvils satellites ne sont dirigés contre lui, que parce qu’ils sententque pour tuer notre constitution, il est nécessaire qu’ils com-mencent par le frapper lui-même.

Les individus, les corps, les gouvernemens, obéissent tous àla loi de leur intérêt personnel ; les excès dont iis peuvent serendre coupables, ont toujours pour causes l’avantage propreqidils esperent y trouver ; et les forfaits commis, sans un butd'utilité, sont des exceptions dans l’histoire des passions humaines.Oter aux ennemis de la France l’espoir de recueillir quelque fruitd’un lâche et détestable assassinat, c’est prévenir en eux le désirde le commettre, c’est travailler à la fois pour l’honneur de l’hu-manité et pour le bonheur de l’état.

L’expérience de quinze années nous a suffisamment fait con-naître le principe de ces tentatives atroces, que ne ralentissent nile danger qui les accompagne, ni la honte qui les suit. C’estl'orgueil humilié, c’est l'ambition deçue, d’hommes frémissant deleurs revers, et s’efforçant de rallumer dans notre partie, qui futla leur, les torches du fanatisme religieux et de la discorde civile,afin de saisir plus facilement, dans le désordre de cet incendie,l’occasion de venger leur défaite.

Il n’est pas moins évident que, pour ces hommes indifférenssur le choix des moyens, la chance la plus favorable à leurplan désespéré arriverait dans le moment où la Republiqueperdant le modérateur de qui vient l'union, la force et le mouve-ment régulier des élémens récemment assemblés qui la composent,le corps social tomberait en dissolution, faute de la puissance cen-trale qui en maintient la cohérence.

C’est donc pour détruire les illu ions de res projets funestes etpour en prévenir le retour, qu’il faut consolider cette Puissanceet la mettre à jamais hors des atteintes du factieux, du meurtrier,(le l’empoisonneur même des coups du hasard.

Et quelle sera l’égide tutélaire à laquelle nous devrons cet im-portant bienfait ! li faut le dire, il n’est plus possible de dis-simuler un vœu long teins renfermé par le respect et la discrétiondans le cœur de plus de trente millions de Français , et qui au-jourd’hui échappe à toutes les lèvres, c’est l’herédite de la magis-trature suprême dans une seule famille, et par conséquent dans lafamille de celui qui l’exerce dans ce moment, car quelle autrecompte assez <ie titres de gloire, assez de services rendus à la na-tion Française, a manifeste assez de talens et de génie pour avoirle droit d’entrer en concurrence avec celle du Premier Consul,