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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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apprenne quelles furent vos grandes actions, et quelle fut notrereconnaisanee !

Organe d’une partie de vos troupes, je suis heureux d’avoirà vous exprimer leurs sentimens.

Daignez agréer, Général Premier Consul, les témoignage*d’amour et de respect de la première division et les miens.

(Signé) Le général de division, Oitdinot.(Suivent les signatures des "généraux et oiîieiers d’etat-major,et des officiers et soldats des cinq régimeus composant ladi' ision.)

Adresse de la Seconde Division du Camp d'Ostende .

Généra! Premier Consul,

La France allait succomber, et déchirée dans son propre seinpar les factions de toute espece, et accablée sous les coups re-doublés que lui portaient des voisins jaloux. Tous les cœursétaient alors dans la consternation, fous les vrais Français dé*ploraient déjà la perte de la patrie, jadis si belle et si florissante.Après vos victoires en Asie et en Afrique , vous repaiûtes euEurope . Votre retour fut celui de l'espérance. Bientôt saisis-sant d’une main assurée les rênes du gouvernement, vous anéan-tîtes toutes les factions. Puis vous chassâtes devant vous cesarmées ennemies qui avaient arrachés à nos troupes ces bellescontrées témoins de vos premiers exploits militaires. La victoirefut dès lors fixée sous les drâpeux Frai* aïs Depuis, CitoyenPremier Consul, vous avez su rendre à la France à ces bellesdestinées; vous l’avez portée, sous votre gouvernement, au plushaut degré de gloire et de splendeur où elle ait pu jamais es-pérer de parvenir. Tant de services rendus, à la patrie, tousvos jours, toutes vos veilles consacrés pour soir bonheur méri-taient de sa part une récompense éclatante ; elle vous est dé-cernée : Que Napoléon Bonaparte soit nommé Empereur desGaules, s’éevie-t-o» de toutes parts ; nous ne faisons donc ici queréunir nos voix à celles de nos concitoyens, en vous proclamanten vous saluant Empereur. Oui, Citoyen Premier Consul, quece titre vous soit désonnais donné ; qu’on y joigne encore celuide grand, et nos vœux les plus chers seront remplis, si vouspouvez les porter Fun et l’autre pendant une nombreuse suite d’an-nées toujours avec une nouvelle gloire pour vous et de nou-velles prospérités pour l’empire.

Après vous avoir fait connaître, Citoyen Premier Consul,quels sont les vœux que nous formons pour votre auguste per-sonne, qu’il nous soit un moment permis de reporter nos penséeset de rappeler les vôtres vers ces tems désastreux où vous fûtesporté à la tète du gouvernement. Il las! nous n’y voyons juehaine, que discorde et malheur. Si donc les trames perfidesqui menacèrent vos jours a vaient obtenu des succès, la France £tait de nouveau plongée dans tous les desordres de l’anarchie,feg prospérité disparaissait connue un songe. Ces réflexions