SOUS LA DOMINATION ROMAINE. i 3
par un canal qui partait des fossés de Saint-Germain-des-Prés et de la rue Saint-Benoît, traversait la cour du couvent des Petits-Augustins et gagnait le quaiMalaquais pour de là se jeter dans la Seine . Ce canal, connu dans les ancienstitres sous le nom île Petite-Seine, ne, fut comblé que vers le milieu du seizièmesiècle. Enfin, on a la preuve que le terrain occupé par les jardins des Thermesil pris plus tard le nom de Clos de Laas ou de Lias. Les rues de la Huchette,Poupée, de l’Hirondelle, Saint-André-des-Arcs, des Grands-Augustins, etc.,ont été ouvertes sur l’emplacement de ce clos, à partir du dixième siècle.j aqüeuuc d’arceeil. Arcueil est un village situé à deux lieues et au midi deParis ; il doit évidemment son nom aux arches ou arcades qui supportaient1 aqueduc romain au-dessus du vallon formé par le cours de la Bièvre. Une partiede cet aqueduc antique subsiste encore auprès île l’aqueduc moderne, dontje parlerai dans la suite. Ces restes antiques offrent des masses assez consi-dérables de maçonnerie romaine, toute semblable à celle du palais des Thermes,
A diverses époques, et sur différents points, on a découvert des portions deson canal de conduite. « 11 suivait, dit M. lléricart de Thury, les pentes de la» colline sur la rive gauche de la vallée de Gentilly ou de Bièvre. D’après toutes» les parties qui ont été reconnues par MM. Husset et Caly, ingénieurs des mines,
» il paraîtrait que, dans une grande partie de son cours, cet aqueduc n était» quun petit canal à découvert, ou un chenal fait en béton de chaux, sable,
» ciment, cailloux et meulières, broyés et pulvérisés. Des ponts avaient été jetés» de distance en distance sur cette rigole. La direction de son cours a encore» été reconnue en 1811 sur le bord de la voie creuse (chemin qui se dirige du» faubourg Saint-Marcel au Petit-Mont-Rouge, nommé depuis 1818, rue des Cata-» combes), où, en perçant un puits de service qui répond aux Catacombes, on a
» retrouvé l’aqueduc romain à trois mètres de profondeur (I).
Nous ajouterons que sur les talus d’un Chemin des Prêtres, qui de Montsouris■se dirige vers Arcueil , on voit encore deux fragments de cet aqueduc qui neparaît pas avoir été couvert dans cet endroit. De ce Chemin des Prêtres, 1 aqueducse dirigeait à travers le petit jardin d’une maison de Montsouris, et traversait1 ancienne route d’Orléans , puis la rue des Catacombes, où il a été reconnu par
Voilà l’existence du palais des Thermes, de ses jardins, e son môme teffi p Spar des preuves qui, particulières à chacun de ces objets, son ^
communes à tous, se fortifient les unes par les autres, et ne aissen qépen-
à l’incertitude. 11 me reste à prouver l’existence d’un autre éta issedant de ce palais des césars. . . , „ r /, sars
: t camp romain . Toujours des camps étaient placés près cs T' a ai ... cl y Q .
et des augustes, et même des présidents de province. Arnmien i aice ' jsime f3), en racontant comment Julien fut, par des troupes auxi îair , ^
dignité d’auguste , parlent plusieurs fois du camp situé près e audernes sont d’accord sur l’existence de ce camp, mais ils on eauc
(!) Description des. Catacombes de Paris, par M. lléricart de Thury, pag. 25C(2) Animiani Marccll., lib. 20, cap.' 1. — (S) Zosi'm., lib.'S, pag. 152, édit. d’Oxon.