t cun an par aumosne, touchant les Quinze-Vingts, Hôtel-Dieu , et autres églises« de Paris. >
Au-dessous était gravé un cadavre avec ces deux vers :
De terre suis venu, et en terre retourne,
L’âme rends à toi J. H. S. qui les péchiés pardonne.
Cet écrivain était membre de neuf confréries; il avait la manie des inscriptions,il en plaçait partout où il pouvait le faire.
L’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie avait droit d’asile. En 1405, on fit enconséquence bâtir sur la voûte de cet édifice une chambre pour ceux qui ve-naient s’y mettre en franchise ; mais on a des exemples 'qui prouvent que cet asilene fut pas toujours respecté par la justice. —• Dans les solennités, cette égliseétait, au quinzième siècle, décorée d’un tapis qui représentait les scènes du Romande la Rose, et d’un autre tapis appelé le Dieu d’amour et de vieillesse, contenantplusieurs personnages. On trouve un grand nombre d’exemples de ce mélangedu sacré et du profane.
Quelques usages remarquables avaient lieu dans cette église. Le jour deNoël, on offrait «à la curiosité publique le spectacle de la Gésine de Notre-Dame ,c’est-à-dire de l’enfantement de la vierge Marie . L’enfant Jésus y paraissait coifféde deux bonnets fourrés d’étoffe d’or, et vêtu d’une robe pareillement fourréeet brodée en or. — Les confessionnaux étaient, dans cette église, comme dansplusieurs autres, un objet de spéculation financière. Les confesseurs perce-vaient sur les pénitents une contribution dont les marguilliers de Saint-Jacques exigeaient une part. En 1476, un curé de cette église voulut forcer les confesseursà leur remettre la contribution entière. En 1527, les marguilliers reçurent onzelivres de quelques confesseurs qui avaient sollicité des places dans cette églisepour entendre les confessions : point d’argent, point d’absolution. — Aux fêtesde saint Nicolas et de la Pentecôte, on faisait, par un trou de la voûte, des-cendre dans cette église Un coulon blanc (un pigeon) et d’autres petits oiseaux;on y jetait aussi des étoupes enflammées ; on distribuait en même temps desoublies au peuple. Le même usage se pratiquait dans presque toutes les églises deParis, et notamment dans celle Notre-Dame .
De cet édifice, démoli pendant la Révolution, il ne reste qu’une tour très-élevée, qui devint la propriété d’un particulier. Elle appartient maintenant àla ville. Cette tour est une des plus hautes de Paris et rivalise avec celles deNotre-Dame ; ses fondement furent jetés en 1508; l’ouvrage ne fut achevé quevers l’an 1522; il coûta environ 1350 livres. Sa hauteur, depuis le sol de larue jusqu’à la balustrade, est de cent cinquante-cinq pieds; elle est carrée,et chacun de ses côtés a hors d’œuvre trente pieds neuf pouces. Sur la ca-lotte de l’escalier, s’élevait à une hauteur de trente pieds au-dessus de la ba-lustrade la figure de saint Jacques , sculptée par un nommé Réault, tailleurd’images.
SAINTE-GENEVIÈVE-DES-ARDENTS, dite autrefois SAINTE-GENEV1ÈVE-LA-PETITE,chapelle située rue Neuve de Notre-Dame , sur l’emplacement de la maison des