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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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82 HISTOIRE DE PARIS .

t cun an par aumosne, touchant les Quinze-Vingts, Hôtel-Dieu , et autres églises« de Paris. >

Au-dessous était gravé un cadavre avec ces deux vers :

De terre suis venu, et en terre retourne,

Lâme rends à toi J. H. S. qui les péchiés pardonne.

Cet écrivain était membre de neuf confréries; il avait la manie des inscriptions,il en plaçait partout il pouvait le faire.

Léglise Saint-Jacques-de-la-Boucherie avait droit dasile. En 1405, on fit enconséquence bâtir sur la voûte de cet édifice une chambre pour ceux qui ve-naient sy mettre en franchise ; mais on a des exemples 'qui prouvent que cet asilene fut pas toujours respecté par la justice. Dans les solennités, cette égliseétait, au quinzième siècle, décorée dun tapis qui représentait les scènes du Romande la Rose, et dun autre tapis appelé le Dieu damour et de vieillesse, contenantplusieurs personnages. On trouve un grand nombre dexemples de ce mélangedu sacré et du profane.

Quelques usages remarquables avaient lieu dans cette église. Le jour deNoël, on offrait «à la curiosité publique le spectacle de la Gésine de Notre-Dame ,cest-à-dire de lenfantement de la vierge Marie . Lenfant Jésus y paraissait coifféde deux bonnets fourrés détoffe dor, et vêtu dune robe pareillement fourréeet brodée en or. Les confessionnaux étaient, dans cette église, comme dansplusieurs autres, un objet de spéculation financière. Les confesseurs perce-vaient sur les pénitents une contribution dont les marguilliers de Saint-Jacques exigeaient une part. En 1476, un curé de cette église voulut forcer les confesseursà leur remettre la contribution entière. En 1527, les marguilliers reçurent onzelivres de quelques confesseurs qui avaient sollicité des places dans cette églisepour entendre les confessions : point dargent, point dabsolution. Aux fêtesde saint Nicolas et de la Pentecôte, on faisait, par un trou de la voûte, des-cendre dans cette église Un coulon blanc (un pigeon) et dautres petits oiseaux;on y jetait aussi des étoupes enflammées ; on distribuait en même temps desoublies au peuple. Le même usage se pratiquait dans presque toutes les églises deParis, et notamment dans celle Notre-Dame .

De cet édifice, démoli pendant la Révolution, il ne reste quune tour très-élevée, qui devint la propriété dun particulier. Elle appartient maintenant àla ville. Cette tour est une des plus hautes de Paris et rivalise avec celles deNotre-Dame ; ses fondement furent jetés en 1508; louvrage ne fut achevé quevers lan 1522; il coûta environ 1350 livres. Sa hauteur, depuis le sol de larue jusquà la balustrade, est de cent cinquante-cinq pieds; elle est carrée,et chacun de ses côtés a hors dœuvre trente pieds neuf pouces. Sur la ca-lotte de lescalier, sélevait à une hauteur de trente pieds au-dessus de la ba-lustrade la figure de saint Jacques , sculptée par un nommé Réault, tailleurdimages.

SAINTE-GENEVIÈVE-DES-ARDENTS, dite autrefois SAINTE-GENEV1ÈVE-LA-PETITE,chapelle située rue Neuve de Notre-Dame , sur lemplacement de la maison des