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sai\t-jacqi. t es—de-la-boucheiue , église paroissiale, située rue des Arcis.Cette église est pour la première fois nommée, en l’an 1119, dans une bulle deCalixte II . « L’église Saint-Jacques, avec paroisse, dans le faubourg de la ville de
* Paris , porte cette bulle : In snburbio Parisiacce urbis eccîesiam Sancti Jacobi
* cum parochiâ. j Elle devait exister auparavant ; mais on n’a rien de certainsur son origine. Le curé de cette paroisse était du nombre des treize prêtres-cardinaux de la cathédrale de Paris . L’église Saint-Jacques devint, comme tantd autres, la proie de quelques laïques puissants. Ponce Archambert en était pro-priétaire : il la donna au monastère de Saint-Martin-des-Champs ; donation quidevint une source de procès entre ce monastère et les curés de Saint Jacques ,If Upatients de leur dépendance. —Le bâtiment de cette église, circonscrit et'rrégulier dans son origine, s’agrandit successivement pendant le cours desquatorzième et quinzième siècles. Quoique sa construction ne fût pas achevée,1 évêque de Turin vint, le 24 mars 1414, en faire la consécration. Cet évè-q ue > nommé Gérard de Montaigu, fut invité par les paroissiens à un dîner quine coûta que soixante-dix sous parisis. La construction de cette église ne futterminée que sous le règne de François I er ; les indulgences accordées à ceuxqui fournissaient des fonds pour les frais des travaux, et les libéralités de quel-ques paroissiens, et notamment de Nicolas Flamel , qui fit construire à ses fraisk petit portail du côté de la rue des Écrivains, contribuèrent à l’achèvement dec et édifice.
Nicolas Flamel , un des bienfaiteurs de cette église, mort le 22 mars 1417,J fut enterré. Quoique simple écrivain, cet homme, par la rapidité de sa for-tune, par.des fondations pieuses, et par de prétendues merveilles, obtint une cer-teine célébrité, et devint pour plusieurs personnes un être mystérieux. Sa for-tune, fort au-dessus de son état, causa de l’étonnement, et tout ce qui étonnef es ignorants leur semble surnaturel. De là ces contes débités sur Nicolasflamel : il avait découvert la pierre philosophale. Les inscriptions et les sculp-fures qu’il a fait exécuter sur les différents monuments de Paris étaient autantd hiéroglyphes. Dans les caves de sa maison, située à l’angle de la rue desCri vains, en face de l’église Saint-Jacques, on a trouvé, longtemps après sani0I 't, des vases, fourneaux, matras, et autres ustensiles propres au grand-œui 're. Nicolas Flamel et sa femme Pernelle n’étaient point morts : ils feignirentUne Maladie, s’échappèrent, et on enterra des bûches de bois à la place de leurs^°rps. Paul Lucas , voyageur très-véridiqüe, qui a vu le diable Asmodée dans laaute Égypte, parla aussi à un derviche qui connaissait beaucoup Nicolas Flamel son épouse, et qui lui certifia que tous les deux jouissaient d’une parfaitesan té, etc. Sa figure et celle de sa femme se trouvaient sculptées en plusieurse ndroits de cette église, et notamment sur la porte qui s’ouvrait du côté de laj} 16 ^ es Écrivains. Cette porte fut murée en 1781, et les portraits disparurent.
inscription, faite pour ce bienfaiteur et placée dans les derniers temps sur unP 1 ter de la nef, était ainsi conçue :
* Feu Nicolas Flamel, jadis écrivain, a laissé par son testament à l’œuvre decette église certaines rentes et maisons qu’il a acquestées et achetées des °n vivant pour faire certain service divin et distribution d’argent, cha-
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