SOUS LOUIS IX DIT SAINT LOUIS. 0)9
collège des bernardins, situé près de la Place-aux-Veaux, sur l’ancien closdu Chardonnet, entre le quai des Miramiones et la rue Saint-Victor. Étienne Lexington , abbé de Clairvaux , rougissant de l’ignorance des religieux de sonordre, demanda et obtint la permission d’établir ce collège, afin que les reli-gieux bernardins fussent à portée de prendre des grades dans l’Université. Ilfut fondé vers Tan 1244. On a ouvert quelques rues sur l’emplacement de cecollège : son ancien dortoir sert de dépôt aux farines.
collège et uotel saint-Denis. Il était situé dans l’espace compris entreles rues Contrescarpe, Saint-André-des-Ars, et une partie des rues Dauphine etdes Grands-Augustins. On ignore l’époque précise de la fondation de ce collègeet de cet hôtel : l’auteur du livre intitulé : Les Miracles de saint Louis parle de Iâmaison que l’abbé de Saint-Denis avait, en 1274, à Paris . Rabelais dit que Pen-tagruel était logé à l’hôtel Saint-Denis, et qu’il se promenait avec Panurge dansle jardin de cet hôtel. C’est à cause de cet hôtel et collège que la rue desGrands-Augustins a porté les noms de rue A l'Abbé de Saint-Denis, rue du CollègeSaint-Denis, des Écoles et des Écoliers de Saint-Denis , des Charités de Saint-Denis.Cette rue s’appelait auparavant rue de la Barre. Ce collège et cet hôtel Saint- Denis furent en partie démolis et vendus, lorsqu’en 1607 Henri IV fit percer larue Dauphine.
sainte-marie-l’égyptienne, et par corruption la jüssienne, chapelle situéeau coin des rues Montmartre et de la Jüssienne, n° 25. Elle existait sous le règnede saint Louis. Ce fut près de cette chapelle que les religieux augustins eurentleur premier établissement à Paris ; ils y demeuraient en 1259.
Cette chapelle servait à la communauté ou confrérie des drapiers de Paris ,une des plus anciennes confréries de cette ville. On y remarquait la peintured’un de ses vitraux, où sainte Marie l’Égyptienne était représentée sur un ba-teau, troussée jusqu’aux genoux devant le batelier; au dessous de cette pein-ture, on lisait ces mots : Comment la sainte offrit son corps au batelier pour sonpassage. En 1660, le curé de Saint-Germain l’Auxerrois fit enlever cette peintureindécente. — Celte chapelle, reconstruite au quatorzième siècle, fut démolieen 1792; elle a été remplacée par une maison particulière.
les frères sachets, ou Frères de la Pénitence de Jésus-Christ. Leur cou-vent, situé sur le bord de la Seine , à l’endroit où s’établit depuis le couvent desAugustins, et où est aujourd’hui la halle à la volaille, fut fondé, en 1261, parsaint Louis. Ces moines, que l’on nommait aussi Frères au sac, recevaient cesnoms parce qu’ils étaient vêtus d’un sac. Comme la plupart des religieux deParis , ils allaient, tous les matins, dans les rues quêter du pain.
Rutebœuf, dans sa pièce des Ordres de cette ville, parle de ces frères, dit queleur couvent est pauvre, qu’ils se sont établis trop tard à Paris ; qu’ils doiventleur existence d’abord à leur habit, qu’ils disent être semblable à celui queDieu portait, et aussi à celui d’un homme qui les soutient; dès que cet homme,ajoute-t-il, aura cessé de vivre, les frères aus sas seront réduits à retourner àleur charrue d’où ils sont venus. — En 1293, ces frères firent avec les augustinsun accord par lequel ils leur cédèrent l’emplacement de leur maison. Ils furentsupprimés dans la suite; on ignore à quelle époque.
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