est décoré de deux figures symboliques de grande proportion représentant laJustice et la Force; elles sont l’ouvrage du célèbre Germain Pilon .
autkbs cours de jüstice. La Cour des Aides, avant la révolution, occupaitla salle qui sert aujourd’hui au Tribunal d’appel ou Cour royale. On y arrive parun escalier situé en face de la principale entrée du Palais. Dans la cage de cetescalier est une niche contenant une statue de la Loi , qui tient d’une main unsceptre, et de l’autre un livre ouvert, où sont écrits ces mots : In legibus salus.Quelques autres cours ont leur entrée dans la grand’salle. La plus considérableest la Cour de cassation; elle occupe le local de l’ancienne grand’chambre,qu’on nommait Chambre de saint Louis. Sur la porte d’entrée est un vaste bas-relief qui représente une ligure de la Justice entre deux lions. L’intérieur decette salle, réparé, décoré et doré sous le règne de Louis XII , le fut de nouveau,en 1722, sur les dessins de Germain Boffrand . Sur la cheminée, un bas-reliefreprésentait Louis XIV entre la Vérité et la Justice, par Coustou le jeune : au-dessus du siège on voyait un crucifix peint par Albert Durer . La troisième salledes Enquêtes, qui a servi à la Cour prévôtale, sert à la septième chambre dutribunal de première instance; son plafond, décoré de peintures par Vouet , re-présente le Jugement dernier.
Le parlement, après deux mois de vacances, faisait chaque année, le lende-main de la fête de saint Martin, une rentrée solennelle. Dans la grand’salle étaitalors disposé un autel, dédié à saint Nicolas, où l’on célébrait la messe du Saint-Esprit, dite aussi la Messe rouge , parce que les présidents et conseillers y assis-taient en robes de cette couleur. MM. les gens du roi recevaient les sermentsdes avocats et des procureurs. Les présidents et les conseillers, dans cette cé-rémonie, se saluaient réciproquement, non à la manière des hommes, maiscomme le font encore quelques femmes, en fléchissant et écartant les genoux.On a rétabli, depuis 1815, le vieil usage de la Messe rouge, mais non celui desrévérences féminines. Depuis 1830, il n’est resté de tout cela que des mercu-riales ou discours de rentrée.
chambre des comptes. Elle était située hôtel de la Préfecture de police,dans l'enclos du Palais, à l’occident de la Sainte-Chapelle. Les gens des comptesn’avaient point, dans l’origine, de siège fixe, ni de résidence à Paris ; ils sui-vaient la cour du roi, recevaient, écoutaient et corrigeaient tous les comptes,tant ordinaires qu’extraordinaires, les signaient comme notaires, et les scellaientdu grand sceau du roi. On ignore l’époque précise où les gens des comptes de-vinrent une compagnie fixe, eurent des bâtiments consacrés à leurs opérations.Ils furent, dit l’abbé Lebœuf, établis par saint Louis et rétablis par Philippe-le-Bei, à peu près dans le môme temps qu’il rendit le parlement sédentaire, c’est-à-dire vers l’an 1302. l'hilippe-le-Long, en 1320, et Charles-le-Bel en 1323, réglè-rent le travail et les attributions de cette chambre.
D’abord considérée comme faisant partie du parlement, elle en fut distraitedans la suite, et on l’érigea eu cour spéciale dont les jugements étaient en der-nier ressort. Elle était alors composée de deux présidents, l’un clerc et l’autrelaïque, et de cinq maîtres, dont trois clercs et deux laïques. Ges maîtres por-