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» simple clerc. Ensuite il paraissait avec une mitre, et enfin avec la tiare, cou-» rant après les poules et les poussins, les croquant et les mangeant, pour signi-» fier les exactions de Boniface VIII. » Paris fut ensuite encourtinê, c’est-à-direque l’on tendit des rideaux le long des rues. Les bourgeois et les corps de mé-tiers de Paris , les uns à pied, les autres à cheval, vêtus de robes neuves, se di-rigèrent, au son des trompes, taborins, buisines et menestriers, vers l’île Saint-Louis, et y entrèrent par un pont de bateaux, à grande joie et à grande noise(bruit), es en bien jouant de très-beaux jeux. Le roi et toute sa suite, placés auxfenêtres du palais, qu’il venait de faire réparer et agrandir, jouirent de ce spec-tacle. — A la joie de cette fête succéda la tristesse. Les princes et les seigneursse rendirent en l’île Notre-Dame , où Nicolas, légat du pape, prêcha une croisa-de : ce qui n’était pas gai. —Philippe-le Bel conduisit le roi d’Angleterre et sonépouse à Pontoise . Pendant la nuit, le feu éclata dans la chambre où couchait•e couple royal, qui eut à peine le temps de se sauver en chemise : tout le mo-bilier fut la proie des flammes. Les Parisiens , suivant l’usage, payèrent les fraisde la fête; le roi, à l’occasion de la nouvelle chevalerie de son fils aîné, leva sureux une imposition considérable dont j’ai parlé.
Sous le règne de Philippe VI , vers l’an 1346, les écrivains commencèrent à re-procher aux Français le changement des formes de leurs habits. « Dans ce” temps-là, dit un de ces écrivains, en voyant les vêtements des Français , vous” les auriez pris pour des baladins. Cette nation, journellement livrée à l’or-" gueil, à la débauche, ne fait que des sottises ; tantôt les habits qu’elle adopte* s °nt trop larges, tantôt ils sont trop étroits. Dans un temps ils sont trop longs,“ ^ns un autre ils sont trop courts; toujours avide de nouveautés, elle ne peut“ conserver pendant l’espace de dix années la même forme de vêtements. »L’enseignement et la culture des lettres firent un peu de progrès pendantcette période. Quelques découvertes, quelques arts nouveaux, sans être fortnfiles à la société, étendirent les limites des connaissances humaines. La plusnotable de ces inventions est celle] de la poudre à tirer et des canons, dont1 usage se répandit bientôt dans toute l’Europe . L’art de détruire les hommesht des progrès plus rapides que l’art de les conserver.
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PARIS DEPUIS LE RÈGNE DE CHARLES V JUSQU’A CELUI DE
FRANÇOIS I».
PARIS SOUS LE RÈGNE DE CHARLES V.
be roi Jean étant mort à Londres le 8 avril 1364, la couronne de France échutson fils aîné, le premier des fils de roi qui ait porté le titre de dauphin; il futsacre à Reins le 19 mai suivant. Le règne de Charles V ne fut signalé par aucunvénement relatif à l’histoire de Paris .
fi fut le premier roi de France qui réunit dans le Louvre une collection delvres assez nombreuse pour le temps; il fit traduire plusieurs ouvrages de
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