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» dans. *> Le roi, continue notre historienne, « montra à l’empereur les beaux« maçonnages qu’il avait fait au Louvre édifier. L’empereur, son tils et ses ba-» rons, moult bien y logea, et partout estoit le lieu moult richement paré. En» salle dîna le roi, les barons avec lui, et l’empereur en sa chambre. »
Voici, d’après diverses notions recueillies par Sauvai, la description de cechâteau, sous le règne de Charles V et sous celui de quelques-uns de ses suc-cesseurs. L’ensemble du bâtiment du Louvre offrait, dans son plan, un paral-lélogramme et était entouré de fossés alimentés par les eaux de la Seine ; desbâtiments, des basses-cours, quelques jardins et la cour principale du palais en■ emplissaient la superficie. Au centre de la cour principale s’élevait la grossetour du Louvre. Cette grosse tour, nommée Tour Neuve, Philippine , Forteressedu Louvre, la Tour Ferrand, etc., fameuse dans 1 histoire teodale, 1 effroi desvassaux indociles, était ronde, et entourée par un large et profond tossé. Ellerenfermait à l’intérieur une chapelle, un retrait et plusieurs chambres; on ymontait par un escalier à vis. Une porte en fer, garnie de serrures et de verroux,en fermait l’entrée (1).
Les bâtiments qui entouraient la cour principale et fortiliaient la giosse touiétaient, ainsi que les clôtures des basses-cours el jardins, surmontés d uneinfinité de tours, de tourelles de diverses hauteurs, et, les unes rondes, lesautres quadrangulaires, dont la toiture en terrasse, en forme conique ou py-ramidale, se terminait par des girouettes ou des fleurons. On a conservé lesnoms de quelques-unes de ces tours : celles du Fer à t.heval, des Porteaux , deWindal, situées sur le bord de la Seine ; la Tour de l'Étang, celle de l Horloge,de l’Armoirie, de la Fauconnerie , de la Grande-Chapelle, de la Petite-Chapelle,'a Tour où se met le roi quand on joute , la Tour de la lournelle, ou de la Giand -Chambre du conseil , la Tour de l’Écluse, sur le bord du tosse, la Tour de l Oi-meil, et la Tour de la Librairie, où Charles V avait réuni jusqu’à neuf centsvolumes, collection immense pour le temps. La bibliothèque du roi Jean, sonpère, n’était composée que de dix à vingt volumes au plus. Presque toutes cestours avaient leur capitaine ou concierge, emploi exercé par de très-puissantssoigneurs de France ; plusieurs d’entre elles étaient munies de chapelles et dechapelains.
Les faces des bâtiments qui entouraient la principale cour étaient percées,comme au hasard, de petites fenêtres grillées, sans ordre et sans symétrie. AvantUharles V, ces édifices n’avaient que deux étages; ils en eurent quatre sous ceroi ■ ce qui diminua la clarté et la salubrité de la cour. L’intérieur deces bâti-ments, où le jour n’arrivait qu’à travers des fenêtres étroites et grillées, devaitêtre sombre et triste comme celui d’une prison.
On pénétrait dans le Louvre par quatre portes fortifiées, appelées Porteaux.1a Principale entrée se trouvait à l'aspect du midi et sur le bord de la Seine .
'.■) L enceinte du Louvre avait soixante-une loiseà de long sur cinquante-huit toises trois pieds dear ge ; la cour principale, trente-quatre toises trois pieds sur trente-deux toises cinq pieds ; de plus, les■nuis de la grosse tour, haute de quatre-vingt seize pieds, avaient treize pieds d’épaisseur près du” n ^ douze pieds dans les étages supérieurs; enfin la circonférence était de cent quarante-quatrePieds.