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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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SOUS CHARLES VI11.

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Voici un article de ce réglement : « Que sur les plaintes des héritiers des per-» sonnes décédées par la faute des médecins, il en sera informé et rendu jus-» tice comme de tous autres homicides : et seront les médecins mercenaires tenus« de goûter les excréments de leurs patients, et leur impartir toute autre sollici-» tude; autrement seront réputés avoir été cause de leur mort et décès. »

En 1618, on construisit pour la première fois dans cette école un amphi-théâtre. Bientôt il devint insuffisant. Les bâtiments de l’école, rebâtis en 1678,étaient spacieux et recevaient le jour par les fenêtres d’un dôme décoré exté-rieurement de statues allégoriques. — En 1776, l’édifice de cette école mena-çant ruine, la Faculté de médecine fut obligée de transférer son enseignementet sa bibliothèque dans les anciennes Écoles de Droit, rue Saint-Jean-de-Beau-vais. Cependant, ce nouveau local n’étant point assez vaste, les professeurs d’a-natomie et d’accouchement continuèrent leurs cours dans l’école de la rue de laBûcherie. — L’ancienne porte d’entrée de cette école existe encore. Elle offre lecaractère d’architecture du quinzième siècle; au-dessus on lit cette inscription,•Scholœ medicorum. L’amphithéâtre, bâti en 1744, n’est plus fréquenté.

poste aux lettres. L’hôtel de l’administration est aujourd'hui situé rueE-J. Rousseau. C’est un établissement dont on trouve des exemples dansl’anti-fiuité, et que la barbarie avait fait disparaître. L’Université en conçut le projete u instituant des messageries ; Louis XI , en 1464, le mit à exécution, et fit lepremier un réglement sur les postes. Deux cent trente courriers faisaient leservice du royaume et portaient les dépêches de la cour. Pour subvenir aux fraisde cette entreprise, ce roi chargea le peuple de trois millions d’imposition. L’U-mversité a constamment joui du droit des postes et messageries jusqu'en l’an-cee 1719, époque où fut établie l’administration des messageries et postesroyales; et, pour l’indemniser de cette perte, on lui accorda le vingt-huitièmedu bail général des postes, qui alors se montait à 120,000 liv. La poste auxlettres, qui, depuis son origine, n’avait servi qu’au gouvernement, ne commençafiu en l’an 1630 à servir aux particuliers. Elle devint, sous Louis XIV , et n’a paseessé depuis d’être une administration considérable.

Son bâtiment actuel était autrefois une grande maison, à laquelle appendait1 image de saint Jacques, que le duc d’Épernon acheta, et où il fit bâtir un hô-tel. Hévrart, contrôleur général, en devint ensuite propriétaire, et le fit re-construire. Fleuriau d’Armenouville l’acquit, et le fit rebâtir tel qu’il est au-jourd’hui. C’est en 1757 qu’il fut destiné à l’administration des postes.

PARIS SOUS CHARLES VIII .

Ée prince, âgé de treize ans, succéda, le 30 août 1483, au trône de son père,Sans hériter de ses vices. 11 était doux, affable, courageux et bienfaisant. HMontra beaucoup de faiblesse dans son administration : il ne faisait pas le mal,il le laissait faire. Les courtisans le nommaient le petit roi, parce qu’ile ad monté encore jeune sur le trône. Ce prince fut le premier qui donna auCr >nseil du roi une organisation et une fixité qu’il n’avait jamais eues : il l’éri-