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SOÜS FRANÇOIS I e '.
plusieurs tableaux de Porbus , de Rigaud, de Louis de Boullongne, de Largil-lière, de Yien et de Ménageot , dont les sujets étaient relatifs à des mariages, àdes naissances de rois et de princes, et autres événements qui intéressaient lacour et les magistrats de la ville. Ce fut dans cette salle que, pendant la révolu-tion, on construisit un amphithéâtre demi-circulaire, où siégeaient les repré-sentants de la commune de Paris , dont les chefs, après la journée du 10 août1792, et pendant une grande partie de la durée de la Convention nationale , ven-dus à l’étranger et dirigés par ses agents secrets, souillèrent de leurs crimes leberceau de la liberté. — C’est dans cette salle qu’ont été célébrées les cérémoniespubliques, fêtes, bals et banquets que donna la ville.
Malgré les travaux entrepris sous l’empire et sous la restauration pour agrandirrHôtel-de-Ville, cet édifice était insuffisant pour les besoins de l’administration.On résolut d’ajouter de vastes constructions à l’hôtel bâti par Dominique Boc-cardo. Le périmètre du nouveau monument fut fixé par une ordonnance royaledu 24 août 1836. Dès l’année suivante, on entreprit la démolition des maisons dontl’emplacement était nécessaire, et aussitôt après on commença les travaux, sousla direction de MM. Godde et Lesueur, architectes. On a ajouté deux ailes àdroite et à gauche de l’ancienne façade, deux façades latérales et une autrefaçade transversale à l’est. Cet ensemble de constructions, dans le style de laRenaissance, forme un parallélogramme parfait. Les niches qui accompagnentles pavillons ont été ornées de statues de pierre représentant des personnages quiavaient des droits à la reconnaissance municipale. Quant à l’intérieur des bâti-ments , ils offrent plusieurs salles décorées de peintures, avec le plus grand luxe.L’Hôtel-de-Ville, tel qu’il est maintenant, peut être considéré comme un desmonuments les plus somptueux de la capitale.
saint-me a uy. Église paroissiale, située rue Saint-Martin, entre les n os 2 et 4.J’ai déjà parlé de l’origine de cette église. Elle fut rebâtie sous le règne deFrançoisI er , vers l’an 1520. Quoique alors le genre grec commençât à prévaloir enFrance , on ne l’admit pas dans cette construction : le style gothique lui fut pré-féré. Sa façade, qui a été restaurée avec goût dans ces dernières années, est uncharmant spécimen du style ogival flamboyant. Son portail, orné d'obélisques etde rinceaux de feuillages, était surmonté d’un grand gable qui portait douzestatues de saints. Cette basilique présente à l'intérieur cinq nefs aboutissant àun transsept. Leur décoration n’offre rien de remarquable. Au dix-septièmesiècle , le chœur fut décoré avec habileté par les frères Slodtz . Sur les deux cha-pelles situées à l'entrée du chœur sont deux faibles tableaux de Carie Vanloo ;et à gauche de la croisée est un tableau représentant un Ensevelissement. Lachapelle de la Communion , bâtie en 1742, n’offre aucun intérêt. Le portail deSaint-Mei ry peut être regardé comme le monument le plus élégant qu’ait produitl’architecture ogivale flamboyante à Paris .
hôtel des enfants kocges. Il était situé rue Porte-Foin au Marais , prèsdu Temple. Il fut fondé en 1536 par Marguerite de Valois, sœur de François I er ,pour tous les orphelins de père et de mère trouvés à l’Hôtel-Dieu de Paris ,excepté tous ceux qui, étant nés et baptisés dans cette ville, devaient être trans-férés à l’hôpital du Saint-Esprit. Le roi voulut que cet établissement portât le nom
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