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d’ Enfant- Dieu , et exigea aussi que ces enfants fussent vêtus d’habits rouges.Cet hôpital fut supprimé en 1772. C’est sur une partie de son emplacement qu’ona, depuis quelques années, ouvert la rue de Molay, nom du grand-maître desTempliers, que Philippe-le-Bel fit périr dans les flammes.
TEiLEKiES. Nicolas Neuville, sieur de Villeroi, secrétaire des finances sousFrançois I er , possédait hors de Paris une maison avec cour et jardin, dans unlieu voisin de celui où l’on fabriquait de la tuile, lieu que dans les titres du qua-torzième siècle on nommait la Sablonnière. Charles VI , en 1416, qualifie ce lieude Tuileries. En 1518, François I er fit l’acquisition de cette propriété pour en gra-tifier sa mère, Louise de Savoie , qui trouvait le séjour de l’hôtel des Tournellesmalsain. Louise de Savoie ne garda que peu de temps l’hôtel des Tuileries.En 1525, elle le donna, pour en jouir pendant sa vie, à Jean Tiercelin. C’est surl’emplacement de cette propriété que s’éleva dans la suite le château des Tuile-ries , dont je parlerai bientôt.
bureau des pauvres , situé place de Grève. Le prévôt des marchands, JeanMorin, obtint de François I er , en 15'vi , des lettres patentes qui attribuent à cemagistrat et aux échevins l’entretien des pauvres de la ville, dont jusqu’alors leparlement avait eu la principale direction. Bientôt ce bureau se qualifia de grandbureau des pauvres , et obtint l’administration des hôpitaux de Paris , à l’exceptionde ceux de l’Hôtel-Dieu, des Petites-Maisons et de la Trinité, hôpitaux régis pardes administrateurs particuliers. Le Bureau des Pauvres avait le droit de lever surtoutes les classes de la société une taxe d’aumône, avait aussi une juridiction pourles taxes, et des huissiers pour contraindre les particuliers à les payer. La bien-faisance était convertie en impôt. Ce bureau s’est maintenu jusqu'à la révo ution :il fut alors remplacé par des administrateurs, auxquels succéda le conseil généraldes hospices, dont je parlerai.
Telles furent les institutions qui s’effectuèrent à Paris sous le règne de Fran-çois I er , pendant lequel on fit des réparations aux fortifications de cette ville,et l’on commença à paver quelques rues du faubourg Saint-Germain. Plusieursmonastères, à cause de leurs déréglements, furent sécularisés. Le Louvre,réparé à grands frais, fut ensuite démoli pour être reconstruit de nouveau.On répara ou l’on rebâtit les églises Saint-Victor, Saint-Étienne -du-Mont,Saint-Barlhélemi, Sainte-Croix, Sainte-Madeleine de la Cité, Saint-Merry, Saint -Gervais, Saint-Eustache , Saint-Sauveur, Saint-Jacques-de-la-Boucherie, Saint-Jean-en-Grève, Saint-Germain-l’Auxerrois, Saint-Bon et Saint-Germain-le-Vieux.
Pendant ce règne, on doit remarquer l’accroissement de la masse du numé-raire, les progrès du commerce, des lettres et de la raison, et ceux de la maladievénérienne qui furent effrayants.
PARIS sors LE RÈGNE DE HENRI II .
Le 31 mars 15V7, Henri II succéda à son père François I er . Les vices de ceprince, son défaut de jugement, de prudence et d’instruction, furent pour laFrance une source de longs désastres, et ouvrirent une vaste carrière auxguerres intestines, aux massacres, aux crimes et aux calamités. En déclarant